Y'a pas de jeu de mot :o)
Ah c'est dur de faire vivre ensemble passion et raison, de laisser la raison mesurer ses acts et accessoirement son tempérament. Cela exige une certaine prise de recul sur soi et une certaine
dose d'objectivité pour décontraster l'objet de son désir. Passion de l'entraînement, de la compétition et de la performance. La raison de ne pas me blesser plus que je ne le suis, d'arriver
entier le jour de la compète ainsi qu'a son arrivée.
J'exprimais dans mon précédent article que le mot "compromis" était inexistant dans mon répertoire vocabulistique (au contraire de ce dernier). Mais ce n'est pas le cas de ses dérivés comme
"compromission". Surtout quand sa fait trop mal.
J'avais prévu de rouler hier et je l'ai fait. Mais avec les 2 psoas en feu après 1h30 et l'ischio gauche douloureux une fois refroidit, j'ai du revoir mes plans pour ce qui est de
la fin de mon cycle de travail prévu jeudi prochain. A l'heure où j'écris ces lignes, je devrais être sur mon Arione, pourfendant de mon P3 les douces effluves d'un printemps
enfin retrouvé. Mais non. La raison. C'est elle qui viens ici freiner mon
"conatus" , "mon désir de perséverer
dans mon être" (C'est mon pote Spino qui me parlait de ça, hier soir davant les cahouètes). C'est elle qui vient, pareil à l'insctinct de conservation, mesurer ma volonté et mon
désir. Frustration ? Un peu. Mais gageons que cela soit un investissement pour plus tard.
Pourquoi perséverer ? Parce que c'est moi (donc très con) et parce que comme dirait Spino dans "l'Ethique III" (le retour de la vengeance de la mort) « On ne désire pas une chose
parce qu'elle est bonne, c'est parce que nous la désirons que nous la trouvons bonne ».
Je reste serein pour la suite (a quoi bon s'inquiéter, le résultat sera le même, inquiet ou pas ;o) J'ai tout de même prévu de rouler mercredi et jeudi pour en finir de ce cycle et en
commencer un nouveau... avec mon kiné.
Davedicace ;o)
A+
P.S : Non, je ne lis pas Spinoza (puisque je le connais ;o)