Un WE comme il n'en faudrait pas trop souvent. Riche en émotion et en fatigue. Quoi que si, il en faudrait plus souvent.
J'avais prévu de passer le WE à Cambrai pour assister au Chtriman et supporter les greenteam et pastaparteam depuis bien longtemps. Mais voilà, fan de Faith No More depuis quelques
années, la possibilité de les voir un jour en live était proche du néant, ces derniers étant séparés depuis 11 ans ce qui constitue une frustration énorme pour moi . Mais voilà, Ô
joie, Ô bonheur intense, j'apprends qu'ils se reforment pour une tournée Européenne, une seule date en France, au festival Rock en Seine à Paris, la veille du Chtriman où j'ai déjà resérvé.
Mais qu'importe, l'opportunité est tellement telle et belle...
Achat des billets pour moi et Mme Bouboute et larguage de la cracotte chez papi, mamie. Et samedi matin direction Paris pour ce qui s'avérera être un énorme samedi...
Mise en bouche chez Copsté qui nous invite gentiment à déjeuner chez lui. (En contre partie, je dois lire une histoire à son fils. Une histoire de loup et de monstre qui dévorent un
petit enfant dans son lit...)
Sitôt enfourner le kilo de bolognaise et les profiterolles, je roule jusqu'au parc St Cloud.
Arriver sur place je repère les lieux et me fond parmit les autochtones.

Certains sont déjà pas mal fait comme des Mickeys.
Je file sur la grande scène et... j'attends... Le concert est prévu à 22h15. Avant j'essairai d'apprécier Ebony Bones, mais bof, c'est bien mais je n'ai pas trop accroché. Derrière
ce ne sera plus que du gros son.
Tout d'abord avec Billy talent, mix de Punk/Métal. Puis, la densité augmente de plus en plus vers l'avant scène avec l'arrivée imminente d'Offspring. Alors certes, ce n'est pas une musique
très élaborée, c'est assez répétitif, mais si on se laisse prendre c'est assez entraînant et permet aux gamins de se déboiter les épaules sur quelques pogos et autres mouvements de foules
bien sentis. J'aurais bien voulu jouer le jeu mais ma clavicule m'a implorée de reculer de quelques rangs pour regagner en sérenité.
Puis l'attente. Une heure avant FNM. Ne pas céder sa place. De plus en plus de monde.
Et enfin...
"Réunited"
1h25 de pur bonheur. 1h25 vraiment trop courte.
Le groupe enchaînant les titres et Patton et sa voix passant avec une facilité déconcertante du mode crooner au mode métalleux vociférant, pendant ce temps je me déboîte les cordes vocales et
les cervicales, emporté que je suis par la fougue et l'énergie communicatives du fantasque chanteur.
Alors j'entends déjà les : "Mais comment il fait pour écouter un truc qui hurle, on comprend rien, c'est violent..."
Je vous répondrais en reprenant les mots de l'écrivain Bernard Werber :
"Le hard rock (même si ici il est question de métal), si on ne l'écoute pas peut sembler une musique violente et assourdissante. On la subit et pratiquement aucun animal ne supporte de rester à
côté d'un baffle diffusant du hard rock. Pourtant on peut ne pas subir, mais utiliser cette énergie pour l'absorber et la détourner. On est alors dopé et complétement survolté par cette violence
musicale. Tout ce qui dégage de l'énergie est dangereux si on la subit et merveilleux si on parvient à le canaliser à son profit."
Et samedi soir, j'étais dopé :oD
"The gentle art of making enemies"
Même Mme Bouboute qui n'était pas vraiment fan, m'a demandée où était rangé mes CDs de FNM et me demande d'augmenter le son lorsque je les mets désormais. C'est dire !
Sitôt le concert fini, pas le temps de verser une petite larme pour ce qui restera un souvenir impérissable, je rebrousse chemin vers la sortie du parc, non sans apercevoir des trucs bizares.
L'alcool a fini son oeuvre..

Direction Cambrai il est 00h.
A+