Oui, le titre est tout pourri, mais j'en cherchais un qui puisse faire passer ce que je ressentais à l'arrivée, un mot qui conscilliait déception, énervement et fatigue. Comme je n'ai rien trouvé, j'ai mis quelque chose qui incite à lire la suite, tout en laissant penser au lecteur ce qu'il veut. (Allez, dites le que vous êtes en haleine... :o))
Tout commençait plutôt mal. Pluie et fort vent était annoncé pour le week end à Marçon. A MSA city, le samedi matin, c'est la folie, des bourrasques de vent à faire sursauter la cracotte viennent frapper aux fenêtres. Bref, je sens bien le coup foireux. Nous partons samedi en début d'apres-midi. Mme bouboute, la cracotte, moi même et Guigui. Arrivé à Marçon 3 h après, personne sur la route, tranquille. le camping est sympa, juste à côté du site, pour ne pas dire, sur le site, puisque le càp, passe à l'intérieur.
L'ASMSA team est regroupé sur un même endroit et les couples sont formé : La famille de David, Jéjé et bertrand et enfin, Nick, Guigui et patrice de Val de reuil tri.
En fin de journée, lorsque nous sommes installés et après avoir récupéré les dossard, nous partons reconnaître une partie du parcours vélo. Là encore, que dire... Gravillons, nombreux virages à l'aveugle, parcours très sinueux, bcp de vent, route défoncée par endroit, bref, Nick est dépité.
Rentré au camping, mise en place d'une pasta party entre ASMSAmistes.
Pendant la nuit, c'est le déluge, je suis réveillé, par le bruit de la pluie er du vent sur la toile de tente. J'appréhende les conditions de course demain, car aucune acalmie ne semble prévue.
7h45, la cracotte à décidé de faire joujou. Levé 8h. Nick qui envisageai de rouler avec l'artillerie lourde se ravise au vue de la météo et ne sort que la 4 batons et une vieille cosmic. (En effet, Nick ne sort jamais sans 2 paires de roues... ;o) Perso, c'est mangeage du gatosport et prépa du matos. Le temps c'est fortement adouci, il y a même quelques rayons de soleil.
10h00, l'heure de se rendre au parc. Il n'est d'ailleurs pas bien grand, A peine 180 partants.
On met en place tout le bazard, sa trottine, pour se mettre en route, je ne me sent pas trop mal. La grande question est alors de savoir comment partir à vélo. Coupe vent, brassière, manchette, maillot manche longue ? tout le monde y va de son pronostique. Pour ma part, je prépare tout et je verrais bien le moment venu quand je serais devant le vélo. Posage pour les supportrices avec notre leader, professeur tournesol :o))
10h45, l'heure du briefing, direction le lac où nous parcourerons 2500m en 2 tours avec une sortie à l'australienne. L'eau est fraiche, mais une fois rentrée, c'est nageable.
PAN ! Le départ est donné ! On cours tous comme des foufous le long de la plage vers la première bouée. Je me suis placé pas loin de Philizot, vainquer de l'année précédente et pourtant je rate mon départ. je suis trop à gauche par rapprt à la bouée et aux autres concurrents. Je lève la tête et voie que le bon coup est en train de partir à ma droite. Petit virage pour essayer de chopper les bons pieds, sa tabasse un peu, je lève la tête il y en a devant qui sont décroché. Je pense qu'ils sont 4 ou 5 et moi je suis dans un petit groupe avec entre autres NTQ, Philizot et Nico Martin. C'est Philizot qui mène le groupe suivi de Martin, Moi et Nick. je ne vois pas grand chose, j'ai de l'eau dans ma lunette gauche et cherche juste à rester dans les pieds. Le passage des bouées se fait bien, même si perso, je ne les vois qu'au derniers moment et fait donc confiance a mes prédécesseurs. On arrive à la fin de la première boucle, passage de la dernière bouée avant de revenir sur la plage. Je lève la tête et voit que Philizot à pris quelques mètres sur nous. Comme j'ai un peu de réserve, je n'ai pas envie de le laisse partir et accélère pour récupérer ses pieds en passant devant Martin. Juste avant l'arrivée sur la plage je le récupère, avec le cardio un peu haut. :o/

On coure, et au moment de retourner à l'eau le groupe c'est reformé dans le même orde que précédement : Philizot, Martin, Moi et un autre gars, que je sais pas qui c'est. J'espère juste que Martin ne lachera pas les bons pieds. Nick pour sa part, à décroché un peu et nous partont donc sans lui.
Sa repart vite et au passge de la première bouée, ce que je redoutais arrive, Martin ce fait décrocher par Philizot. Je m'en aperçois un peu tard et part à sa poursuite. J'arrive à quelques mètres, mais au passge de la 2ème bouée, je lâche l'affaire et mon effort, ça me couterais trop d'energie d'aller le chercher pour de peu de gain. Je mène donc notre petit groupe de 3, mais je baisse franchement le rythme car je souhiate récupérer un peu et j'estime en plus que ce n'est pas à moi de faire le train vu que je suis avec des gars qui joue la gagne. Je la joue pépère et m'arrête même pour vider ma lunette gauche. Là, le troisième larron à compris et passe devant. Je m'intercalle et fini le parcours comme ça, a allure correcte.

Je sors donc 5ème de l'eau, cours jusqu'au parc, il fait bon et beau, je ne met pas le coupe vent, mais prends les manchettes au cas où... Sorti 5ème du parc, Martin ma passe dès la sortie et j'essaie d'embrayer sur son allure. Première erreur.
Ca roule assez fort. J'essaie tant bien que mal de crocher martin, mais le parcours tortueux, ne joue pas en ma faveur. Il semble bien connaître le circuit car les trajectoires choisies sont les bonnes, les braquets également et ce que je perds dans les descentes et virages je cherche à le récupérer sur le plat. Je fais donc les premières 20' a base de 53x14-53x12.
Puis, au court d'une longue descente un peu plus sinueuse et dangereuse, Il prends le large définitivement.
J'essaie malgré tout de garder un rythme correct. Il faut s'avoir prendre des risques n'est-il pas ? (deuxième erreur). Quelques triathlètes me dépasse de temps en temps, sinon, personne. Pas de voitures, quelques supporters et bénévoles ici où là.
Arrive la première difficulté, une côte annoncée à 14%, je vois Martin qui est en plein dedans alors que j'aborde le début. En cours de route, je me retourne et vois un cycliste habillé en jaune.
Ouch, elle était dure la cochonne !!!, je repart à mon allure, mais les jambes chauffent...
Premier ravito après 45' de course et là, le cycliste en jaune me récupère. C'est Nick et son coupe vent. On roule à la même allure pendant un moment puis, je le laisse partir. D'autres cyclistes me doubleront jusqu'à la fin du parcours, mais à chaque fois au détour d'un d'une descente sinueuse ou d'un virage gravilloneux, je perds quelques mètres. Je roule avec un belge (en tout bien tout honneur) et son specialized vert. On gravit la dernière difficulté, je suis alors devant, bascule en haut, le vent souffle très fort. Dans les grandes lignes droites, je vois encore Nick au loin ainsi que 2 autres cyclistes. On va en finr avec le vélo et je sais que je suis complétement sec. J'ai les jambes dures, a la limite de la crampe, au niveau digestif ce n'est pas ça, car j'ai la sensation de soif, mais mon ventre est balloné et rempli d'eau, d'autant que j'ai eu un petit problème gastrique à un moment. Enfin, je sens que le coeur ne veux pas redescendre comme il le devrait.
Bref, le parc arrive et ça ne sent pas bon... D'autant plus qu'a quelques kilos de ce parc, Guigui me revient dessus avec un différenciel de vitesse assez important.
Transition après 2h19 de vélo et c'est dur. Guigui vient de partir et là, y a craquage complet du speaker qui m'annonce comme étant gros coureur à pied, pouvant reprendre plusieurs places. (Je l'ai sur vidéo et la contraste avec ma foulée, rend la chose encore plus risible :o)) Je pars en 11ème position. Il y a 4 tours de 5 kilomètres a effectuer.

Au bout de 2 kilos a pied, c'est horible, ma cage thoracique est opressée, je n'arrive pas à respirer correctement et à me relacher.Mon cardio ne descent pas, bref c'est le calvaire. D'autant que pendant plusieurs centaines de mètres, ce sont des crampes au quadri qui m'asaillent. Le droit et gauche en même temps ! A chaque foulée, une crampe. Je ne peux pas l'étirer car sinon c'est crampe à l'ischio. Je continue de "courir" malgré tout, ça passera bien. Mon allure continue de descendre, je me nourri au coca et à l'eau. Papis en tout genre me doublent (heureusement, j'ai un tour d'avance). Je me dit qu'a un moment ou a un autre, tout cela va passer et je vais pouvoir peut être récupérer une foulée correcte. Hélas, je me fais une raison. Plus les kilomètres défilent lentement, plus je me dis que je vais devoir courir comme ça jusqu'au bout. Parmi ceux qui me double, je regarde à chaque fois combien ils ont de chouchous. Malgré ma dérive, je ne perds pas bcp de places.

Le dernier tour est effectué à l'agonie. J'en ai plus que marre. Je suis complétement dégouté. Je me sit que je n'irais pas à Troyes dans 2 semaines, c'est pas la peine, si c'est pour se prendre une branlée comme celle-là. Je fini en trottinant, sous les encouragements des supporters et passe la ligne d'arrivée après 4h26"53 d'effort, dont 1h32 de càp (transition comprise) soit a peu près 1h30 pour même pas 20 bornes ! :o((

Passé la ligne, je ne sais même pas quoi faire tellement je suis dégouté. Je ne souhaitais pas faire une perf, mais une course a peu près correcte m'aurais suffit. Bref, je m'assoie un peu. Ca ne va pas trop, tant physiquement que mentalement. A ce moment là, il est hors de question que je fasse Troyes.
On récupère les affaires dans le parc, une bonne douche, on refait sa course et direction la remise des récompenses. Peut être que par équipe, nous avons fait quelque chose de propre avec la 7ème place de Nick et la 10ème de Gigui. Perso, je fini 15ème? Mais bon, la place on s'en fout. Seul le temps est important.
Par équipe nous ferons 3, derrière Angers et Nantes, qui disposaient d'un réservoire de triathlètes plus important.

Le soir direction le restau, pour se refaire le bide, car comme dirait Guigui : "P'tain, on a sauté un repas !"
Bien sympa, puis rentrage chez soi à 23h15 pour commencer à récupérer, car dans 2 semaines, il y a troyes ! (o;
A+