Palmes à race

Comme tout bon triathlète, je me dois d'avoir un palmarès digne de son nom et ce, dans toutes les disciplines qui composent ce formidable sport. Le voici très résumé en quelque lignes :

Natation : Médaillé de bronze aux championnats hiver de seine maritime 2006 sur le 800 m en catégorie sénior . Vainqueur, entre autres, de la série 5 des 100m NL du meeting de l'amitié de BOLBEC en 2005 ! Aeffectué en juin 2005 un 50 m apnée en grand bac !

Vélo : Vainqueur de la prestigieuse cyclotouriste des 100 km de Montville en 2005 !

Course à pied : Oui je fais mes course à pied, généralement à Carrefour ou à Leclerc.

Triathlon : Fût à un moment donné en tête de la course de la 1/2 finale nord de D3 avant de ne plus l'être du tout.

Faux taux à Léa Toire

  • IM UK 2005

Calcification

C.R.Races

Jeudi 30 juillet 2009
- Publié dans : C.R.Races
Ooooooooooh, j'étais chaud !
Après 9 mois sans porter de dossard et encore plus sans être blessé, j'étais remonté comme un ascenceur ! Dans le mini bus se trouve l'élite de MSA tri (plus Guigui, fab, Léo, Benji et le coach). Nous partîmes donc le 13 juillet en direction de Dun/Auron. Voyage fort agréable s'il en est.  
Une arrivée en milieu d'aprés midi nous laisse le temps de prendre nos repères (ou marquer notre territoire, ça dépend des gens). Reco du parcours vélo... Hummmm, ça m'a l'air dangereux me dis-je, la route est forte étroite, le U-turn n'est pas U, mais u. Le passage dans le parc entre les tapis bleus me laisse dubitatif. Ca plus le drafting...
Petite nata sans combi dans l'étang, très bonnes sensations, température nickelle, longue transition, je devrais apprécier cette partie. Petit tour en càp sur le parcours. RAS de bien particulier. Course, manger, briefing du coach et dodo.

La forte chaleur du 13 laisse place à une forte pluie du 14.

C'est donc aux aurores (vers 9h) que je me lève. Je rejoins Fab qui en est à son 3ème petit déj. Croissants, pâte à tartiner, pourquoi se priver vu ce qui va m'arriver ?

Direction le lieu de la course sous un temps menaçant.
Nous rencontrons les Ebroiciens avec qui nous entretenons une saine émulation. Je fais juste comprendre à Boris que je vais lui faire manger sévère  (o;
En attendant que la course des filles se déroule nous glandons dans le minibus à l'abri de la pluie.
Mais au bout d'un moment il faut bien y aller. Prépa du matos, enfilage des trifonctions.



Quelques aller-retours sur le vélo et sous la flotte pour être sûr que tout fonctionne puis direction le parc afin que la green team prenne place.




Quelques minutes de trottage pour peaufiner l'échauffement. et enfin direction la ligne de départ.
Là encore une petite mise à l'eau, quelques accèlerations, simulation de départ avec départ depuis la plage, puis c'est le moment de sortir de l'eau.
 
Un homme de chaque équipe est appelé en premier afin de se placer au avant poste. C'est Benj qui y va, plutôt bon nageur mais assez peu épais pour se friter et se dégager d'un paquet. Une fois que chaque représentant est placé le reste du troupeau peut rentrer sur la plage. Je trace et me en première ligne du combat, côté droit. Première constatation, ils sont tous plus épais que moi.
J'ai tout misé sur le départ. Je compte bien donner tout ce que je peux donner sur le premier 100m et si tout se passe bien, ça se passera bien.

Le départ est donné !



BIG STAAAAAAAAAARRRRRRTTTTT, RHAAAAAAAAAAAAA, MOTHER FUCKERRRRRRRRRRRRRR DIIIIIIIIIIIEEE !!!

Déconnectage de bulbe, tounage de bras, agitement des jambes et démontage d'aorte, Hey ! Faut p'têtre penser a respirer, non ? Au 50m, everything is ok, je suis toujours en première ligne. Puis ça se resserre, je frotte mes frêles petit bras à ceux de mes congénères pour ne pas laisser ma place. Au 100 m je suis cramé, il est temps de trouver des pieds. Le bon coup semble être partie légèrement sur ma gauche. Je suis asphyxié, mais ne craque pas. Première bouée aux 200 m. Vous voyez ce que ça peut faire de passer dans un entonnoir ? Bah c'est pas ça. C'est encore plus serré. Quelques mouvements de brasse, tête hors de l'eau pour éviter les coups. Dès que je suis passé, je rechoppe les pieds et ne suis toujours pas détaché. 
L'étau se désserre. Je m'applique comme je peux en tentant de récupérer de la charque lactique du début. Petit a petit, un petit groupe se décroche devant alors que derrière c'est de la file indienne. Pas de trou. 
Deuxième bouée. J'ai bien récupéré et m'aperçois que je peux peut être en remettre un ptit coup pour mettre toutes les chances de mon côté pour ne pas rater le bon paquet à vélo. Je repasse 2-3 gars et sors de l'eau sans savoir en quelle position je me trouve. Transition super longue a ne pas trop gérer. Je repasse 1 ou 2 gars. Pour une fois ne cafouille pas sur le casque et ne faiblis pas sous les lactates. Le coach me dit que la tête est a x temps. J'ai rien compris.
Montage sur le vélo. Certains mettent leur chaussures alors qu'ils sont à 20 km/h. Ccomme ils veulent.     
Perso c'est déboitage de cuisses pour récupérer les unités dispersés devant moi. Redéboitage d'aorte pour ne pas faiblir et choper les roues devant. Ce que j'arrive à faire à l'approche du premier virage qui donne sur la grande ligne droite. Là je souffle un peu. Je souffle tandis que pendant ce temps là un gars nous ramène tout seul sur 2-3 gars encore devant. Moi je sifflotte dans sa roue  :o.



Arrivée au mini u-turn, tout se passe bien, moi qui appréhendait ce passage et la relance, je suis sans soucis. Quelques centaines de mètre plus loin, on récupère la tête de course.  
La jonction fait faiblir l'allure et le groupe temporise. J'en profite alors pour passer en tête du groupe (et donc de la course :o) pour relancer le rythme, mais personne ne viens me relayer, je relâche donc mon effort. C'est au même moment que le deuxième peloton nous rejoint. Je me laisse redescendre tranquillou à l'arrière du peloton car je nous trouve très serré à l'avant avec l'arrivée du second groupe et la faible largeur de la route.

Une main se pose alors séchement sur mon épaule gauche et s'appuie dessus. Je lui gueule dessus d'arrêter ça. J'entends la personne répondre un paniqué "Mais c'est pas moi !" 1 seconde et demi plus tard on se retrouve tous les 2 par terre. Je frappe l'épaule droite en premier puis la hanche droite avant de faire des flips flaps tendus carpé groupé. Moi, dont la plus mauvaise note en Staps fut en gym, j'effectuais des figures dont je ne me sentais pas capable.  

Je suis sur le bas côté de la route, dans l'herbe. Une rapide analyse laisse entrapercevoir des bosses inhabituelles au niveau de l'épaule droite. Je pense avoir l'épaule luxée. J'entends dans mon dos, les gémissements de l'autre conccurent que je n'ai toujours pas vu et qui se plaint de son coccyx. Ne pouvant pas bouger, je lui demande de virer nos 2 vélos enchevêtrés qui se trouvent encore au milieu de la route tandis que les autres conccurents continuent de circuler. La voiture balai arrive et va chercher l'ambulance. Le doc ne remet pas en cause mon diagnostic de luxation mais rajoute le sien, à savoir la fracture de la clavicule.

Nous sommes ensuite rapatrié dans l'ambulance où mon collègue de chute raconte qu'un gros enculé (ça c'est moi qui le rajoute) l'a poussé délibérement. Arrivé sur le site de la course, les pompiers viendront me chercher pour une soirée comme on les aime, aux urgences. Durant le voyage j'ai les mega boules qui tue. Le truc qui fout la rage. Encore je tombe tout seul, bon admettons, j'aurais préféré. Que quelqu'un chute et provoque la mienne, admettons. J'aurais préferé. Mais qu'un gros enculé de batard fasse ça déliberement, j'ai un peu de mal à l'avaler.
Après 2007 où je me tords le genou sur une racine en courant et me déchire le muscle poplité m'arrêtant 2 mois en février et mars. Puis en juillet 2007 je me chope cette pubalgie de merde qui mal diagnostiquée (pour ne pas dire "pas diagnostiquée") au début, m'empêchera de courir et de m'entraîner correctement dans les autres disciplines. Elle mettra 2 ans avant que je n'espère reprendre sérieusement. Je reprends enfin il y a à peine 2 mois, me prépare à l'arrache pour être prêt sur la course et il y a cette raclure de chiotte qui me fout tout par terre.
Heureusement j'ai un peu eu le droit aux sirènes pour passer les feux rouges. Bref...

J'arrive aux urgences. Dans mon malheur j'ai de la chance, il n'y a pas grand monde et l'équipe est sympa.
Résultat, pas de luxation mais fracture de la clavicule sans compter le cadeau surprise caché sous la trifonction qu'on m'avait prêté, 10 cm de plaie sur la hanche droite qui me vaudront 18 points de suture.   



Plus tard mes coéquipiers viendront me chercher avec le matos de torture qui va bien, les anneaux claviculaire.On m'avait prédit la grande souffrance lors de leur installation. Bah finalement non. C'est durant le retour dans le minibus que j'ai morflé sévère. Plus de circulation sanguine dans les bras, les muscles qui se tétanisent. Un voyage qui a duré longtemps.

Pis, l'équipe ne se qualifie pas pour la finale. Nous finissons 13ème pour 10 places qualificatives et à seulement 10 points de la qualif. La loose. Si Fab n'avait pas mangé toute cette mayonnaise, cette bière, ces 3 petits dèj...   (o;

Bref, c'est une saison 2008-2009 rondement menée qui s'achève pour moi. 2 mois de simili entraînement, un tiers de sprint et voilà. Saison qui marquera également mon premier abandon en course. Ca ça fait mal. C'était la seule fierté triathlétique que j'avais.

Je vais donc devoir supporter mes anneaux jusqu'a fin août, date où le chirurgien jugera de la qualité de la soudure osseuse, en espérant éviter l'opération pour repartir au plus vite pour 2010 où, à part si un arbre me tombe sur la gueule ou qu'une crevasse s'ouvre sous mes pieds, je devrais avoir assez d'expérience pour éviter pas mal d'emmerdes.

Pour finir, merci à mes coéquipiers du jour et au coach pour l'assistanat. Merci à Mme Bouboute pour le mois et demi qu'elle va endurer aàme supporter (dans tous les sens du terme).  D'ailleurs ça me fait penser que ça fait un moment qu'elle est partie acheter des cigarettes...

A+
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Lundi 22 décembre 2008
- Publié dans : C.R.Races
Retour du Havre, station balnéaire s'il en est, où, en compagnie de quelques nageurs et triathlètes j'ai pu officier sur ma compète nata de l'année, a savoir, les interclubs.
Confiant et serein, je n'avais que faire des ''Houuuu", des "Ah, pas de chance" ou encore des "Pfiiiiii" (En fait c'est pas un mot, c'est une aspiration avec les dents serrés, mais je ne sais pas comment l'écrire), lorsque j'annonçais a mes connaissances que je connaissais (qui a dit normal ?) la nage a laquelle j'allais participer, le 200 pap.

Mise a l'eau pour un échauffement succint et surtout ponctué par une prise de marques pour les plongeons. 
"Y'a trop de monde pour nager ! " J'ai failli toucher le fond sur le plongeon", "Ouah, j'ai bu la tasse !" Le "triathlète spirit" est présent dans l'équipe, c'est a n'en point douter  :oD

En compagnie de Guigui le gros tuyau, NickTheDick, Tom the Butcher et les bébés nageurs direction le plot de départ.

Je suis 2ème relayeur et espère passer sous les 1'01.  Le cas non échéant serai le signe d'une certaine régression  en terme de vitesse. En même temps si on ne la travaille pas... L'équipe est engagée en 11'20, mais on a du gros, du lourd et du velu dans l'équipe donc ça devrait le faire.




Bref, un plongeon pas trop pourri, mais sur le premier 25, je m'embrouille  sur ma nage, je ne sais pas si je suis trop vite ou pas. Ma dernière course remonte a un an pile, de fait...



Un ptit coup de moins bien aux 40m, puis après c'est la bagarre. Une culbute vraiment pourrie aux 75m annihile toutes chances de bon temps. Touchage de mur en 1'01''30. Damned !!! Déçu, j'y croyais un peu quand même. L'équipe finie en 11'07, pas si mauvais que ça.   

Qelques minutes après, je sors pour récupérer mme Bouboute et la cracotte afin de parcourir les rues Havraises bordés de crottes de chien.
Dodo et retour le lendemain après midi pour le second act .

A l'échauffement, le drame, je me rends compte que la profondeur du bassin est telle que j'ai perdu mes repères pour ce qui est de la profondeur de mes coulées (mon axe de travail principal, gnark gnark !) et mon immersion sous la surface et donc du moment de ma reprise de nage. C'est dur la vie d'un nageur.
D'entrée Guigui envoie un 400 m toutes veines sorties.  
Quelques heures plus tard, c'est Nick qui nous gratifie d'un 200m de fort belle facture, juste avant que je n'entrasse en scène pour un 200m papillon qui allait, a n'en point douter, rentrer dans les annales des Boubou's compet.

Debout sur le plot, la fébrilité a laissé place a... a.. a rien du tout, faut déjà partir. Sitôt le coup de start, je sors de ma chrysalide...



Je m'applique sur ma nage, sur mes virages que j'ai soigneusement préparé ainsi que mes coulées. Aux 40 m je me dis que je me suis peut être laissé emballé au niveau de l'allure. En effet, j'avais tablé sur 38" au 1er 50m et ce sera 36" et quelques. Re virage-coulée appliqués, je soigne l'esthétique a défaut de la puissance. 2ème 50m en 41"et des brouettes. 1'18 au premier 100 m



Je suis assez bien, les bras ne crient pas de trop. Aux 125m, je pense accélerer un peu, mais en fait non, puisque j'effectue le 3ème 50 en 43" et des coquilles. Reste un 50m, hélas, je me rends compte un peu trop tard que c'est le dernier 50m et j'attends un chouilla de trop avant de mettre l'emballage final. Je fini ce dernier 50 en 42" et des carottes. Second 100 m en 1'26  au total en 2'44" et des cailloux. Content, mais je ne puis cacher une légère pointe de frustration du l'accelération finle trop tardive.

Làs, nos efforts seront vains, victime d'une disqualification sur le 400m 4 n, l'équipe finira 6ème sur je ne sais pas combien, alors que nous étions 2ème a la fin de la première journée. Font chier ces nageurs !   (o;

A+
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Vendredi 19 septembre 2008
- Publié dans : C.R.Races
Oh oui, j'aime ça !   :o)

Ah ah ! C'était mon jour ! C'était évident !
Un relief adapté a mon profil, un matos adapté au relief, un format de course adaptée a mon profil, et un profil adapté a ma paire de lunette. Je me sentais prêt et motivé malgré quelques grosses interrogations sur ma forme quelques jours avant, les séances effectuées a vélo et les sensations qui les accompagnaient ne pouvaient pas me trahir.
Alors, oui, certes, le plateau était légèrement très relevé par rapport aux années précédentes, voir carrément épicé, mais nonobstant ce petit embarras quant a ma volonté de bien figurer, j'étais décidé, sans être présomptueux car mine de rien y'avait du popol.

Alors, je me disais que si je faisais la course de ma vie, a savoir une meilleure nata que l'an dernier, un bon vélo et une course a pied comme je n'en ai jamais fait (bon c'est sûr en 3 semaines, on ne devient pas un Kenyan, mais si on part perdant, hein !), je pouvais peut être accroché une place dans les 15 car vu le plateau et la densité de cochon qu'il y a, faire le résultat de l'an dernier n'est pas loin de l'utopie.

On ne peut pas dire que j'ai préparé spécifiquement la course, j'ai plutôt tenté de surfer sur la préparation Rothienne. Mis a part les quelques jours précédents la course qui étaient vraiment inquiétants et vraisemblablement du a mon traitement pour ma pubalgie, les sensations étaient bonnes. (Toujours positiver).

Je me présente a la base remonté... au niveau de l'entrejambe par mon caleçon un peut trop serré.
Muni de ma weaponnery, je compte bien me faire saigner l'aorte pour ma dernière course de la saison et la dernière avec mes problèmes de bassin (cochon qui s'en dédit !)

Le soleil, disparu depuis plusieurs jours, a refait son apparition, comme un symbole a mon futur résultat (gnark, gnark !).


(Une partie de la green team)

L'heure est venue de se rapprocher du lac. Celui là même qui a vu mes plus grande heures natatoires en 2004 et 2005.
Je me place sur la ligne, bien décidé a être en première ligne et extrèmement vigilant au signal du départ, chose que j'avais complétement raté l'an dernier. Mais forcément, demander a des triathlètes de se mettre derrière une ligne imaginaire est bien difficile. Tout le monde sait que les triathlètes ont une imagination debordante dans certains cas.
Je me retrouve donc derrière Hogie et Sevennec.

Le départ est donné ! 


A BLOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOCCCCCCCCCCCCC !!!!! MOTHER FUCKERRRRRRRRRRRRRRRR DIIIIIIIEEEEEEEEEE !!!!!!!

Le boulet, je ne peut pas mettre la tête dans l'eau, j'ai les pieds de Sevenec sous moi. Je fais les 20 premiers mètres en polo avant de pouvoir enfin m'allonger.
Y'a un bordel.... La dose de monde. Il est loin le temps où je sortais facile du peloton. Les reflets du soleil sur l'eau et l'écume m'empêche de me repérer. Je ne sais pas si je suis bien ou pas. En tout cas, je suis taquet, ça j'ai bien senti. La densité se réduit un peu. Y'a pas mal de monde devant, mais je ne suis pas trop décroché. Je reconnais Rousseau a côté, c'est bon signe ça ! Ah oui, mais non. En fait, c'est "je reconnais Rousseau qui passe a côté de moi", c'est moins bon signe. Impossible de suivre son allure. Il rejoint le groupe devant qui s'éloigne. C'est mort. Encore  :o(
 
Je me retrouve avec les recallés. Alors, qui c'est t'y qu'il y a là..? Je reconnais Sevennec, Leboucher et Bastie. Bon, ça pourrait être pire. Passage a la première bouée, ça bouscule, gros coup de coude de Tom dans sous la machoire, mes dents claquent. Même pas mal. J'ai juste perdu un ptit bout de canine  :o/

Je reste dans les pieds de je ne sais qui, a côté du Butcher. Je commence a récupérer de la "fulguro attaque" que j'ai envoyé au départ et qui n'a pas servi a grand chose. On passe la deuxième bouée. "Tiens, c'est quoi ce tiraillement derrière la cuisse ?" On approche de la sortie a l'australienne, mes mollets se durcicent. "Euh... C'est quoi, ce, bordel !"
Sortie de l'eau, ce que je redoutais arrive. "Sclak ! Schlak ! Schlak !" "Hannnn, mais ça fait mal !"
Les 2 mollets et l'ischio droit ont décidé de se raccourcir tout seuls ! Saloperie d'anarchisme ! Je cours en position semi assise.
Replonge dans l'eau, légèrement détaché de Tom Et C.B. "Hannnn ça craint sévère !"



Je nage les pieds flex pour m'étirer ou en tout cas, pour ne pas que les mollets se contractent tout seul. (Vous avez déjà essayé de nager les pieds flex ? En compète c'est chaud !) Je récupère les pieds de quelqu'un, on est en ligne. On rejoint la première bouée, ouf, pas de cassure. Au passage de la bouée, le peloton se reforme.

Je sens que ça va très mal se passer. Mes quadri se durcicent a leur tour. C'est sûr, il y a quelque chose qui cloche, c'est la première fois que ça me fait ça. On arrive sur la dernière bouée, virage et direction la sortie de l'eau.

Pieds au sol. J'ai mal. Je ne peux pas tracer comme je voudrais de peur de me retrouver avec les jambes pliés en 4.

Pendant que j'enlève encore ma combie, j'entends le speaker qui annonce déjà la sortie de l'eau des conccurents qui étaient avec moi dans l'eau. "Hannnnn !"
Je ne sais pas que je sors du parc en 23ème position. Il est loin le temps où je sortais en 2ème position...  :o(
Maisétant sorti de l'eau avec Tom et CB, j'ai nagé a mon niveau,c'est un fait. Le niveau est bien plus élevé qu'avant a VdR.

Montage sur le vélo et c'est parti ! Whouuuuuu, très grosses crampes aux couturiers droit et gauche. Très grosses crampes  aux TFL droit et gauche. Ca va être que du bonheur !  :oD

Bon, je vais prendre mon mal en patience, ça sert a rien d'insister, on va attendre que ça passe. Je roule quelques centaines de mètres sans trop forcer, puis lorsque ça commence a s'atténuer un peu, je me dis qu'il est peut  être temps de descendre les dents a défaut de les desserrer.

Je récupère assez rapidement 3 concurrents et file vers la première ascension. Je ne sais pas en quelle position je suis, mais c'est sûr, c'est pas bon du tout vu le monde du premier pack et ma transition a 2 balles. Si je veux m'en tenir a mon objectif du début de course, il faut que je reprenne beaucoup de monde assez rapidement. Un conccurent est devant moi, c'est Aurélien Lemaistre puis, "la flèche" Mathieu Soloy aka "bobby lapointe" de Dieppe que je remonte. Je suis complétement isolé par rapport aux années précédentes, que faire pour retrouver du monde ? Bah, continuer !  
Première ascension au train.



Je vois au loin quelqu'un, descente a fond les ballons, j'arrive un peu vite sur le nouveau rond point et un petit freinage d'urgence préserve ma face du par terre.

Plus loin, c'est Romain Pozzo di Borgo que je remonte enfin. Hélas le différentiel d'allure n'est plus assez important pour ne pas qu'il puisse crocher. Qu'importe, je n'ai pas le choix, il faut continuer. Mes cuisses commencent (déjà) a souffrir, c'est sûr je suis parti vite, voire trop vite. Mais ne vaut il mieux pas mourir debout couvert de sang que couché couvert de pisse ? (Rhoo, j'adore les expressions comme ça, ça tue).
 
Déjà la fin du premier tour, on embraye sur le 2ème et je reprends Rousseau. Ca pourrait être bien, mais l'an dernier, je l'avais repris bien avant la première ascension. Pas bon signe. Plus loin, encore moins bon signe. C'est Rémi Nowaczyk qui me reprend, bon c'est pas super étonnant non plus, c'est  un costaud a vélo, mais l'an dernier, il ne m'avais pas repris du tout, il m'est donc légitime de me dire : "hannnnn, merde !".

Sous l'impulsion de Rémi qui a relancé l'allure, Pozzo di Borgo craque. moi je fais ce que je peux pour ne pas en faire autant. Ca va assez vite et mes cuissoux morflent sévère. 
Deuxième ascension, on a repris Hogie qui s'accroche. Rémi et moi conversons sur les éventuels bénéfices des plateaux rotors. Ca c'est sûr, il est facile.    

On arrive sur la fin de la boucle et allons entamer la troisième et dernière. C'est quand même bien plus facile avec quelqu'un qui fait le tempo. (même si on reste éloigné pour ne pas être une merde de tricheur, of course  ;o)

Je réfléchis déjà a la càp. Alimentation, hydratation, muscles en train de mourir, ça va être jouissif.
On m'annonce 14. Whooo, c'est super mal barré.
Ce dernier tour, est moins difficile pour moi, je bénéficie d'un second souffle ou alors l'allure a faiblie. Lors de la dernière ascension, bénéficiant d'un rapport poids/puissance plus avantageux pour ce type d'effort je prends quelques dizaine de mètres sur Rémi. En bas de la descente, je récupère Sevennec, Rémi est là, ça bourre a nouveau. Durant le petit passage en ville, je passe Freudenrich.



Bon, bah, il commence a y avoir du gros poisson. 
Les dernier kilos, sont là pour me refaire un peu la cerise, relacher mes guiboles, Rémi repasse devant et c'est en 11ème position que je rentre dans le parc. 



Constat, les 4 ou 5 km de plus du parcours ne peuvent justifier a eux seuls l'allure plus faible de cette année comparé a l'année précédente. Il y a aussi les crampes, certes, mais bon...  

Cela aurait fait bizarre que je réussisse ma transition. Alors a l'instar de la première, je décide de complétement la foirer.

Une fois le vélo posé, quoi de mieux que des crampes aux ischios pour bien vous faire chier a mettre vos pompes ? Quoi de mieux qu'un cerveau en hypoxie pour mettre des manchons a ses jambes (qui ont des crampes) pour finalement abandonner l'idée de les mettre vu le temps recquis pour les enfiler. 

C'est donc avec une motivation égale au glycogène qu'il reste dans mes cuisses que je pars a l'assaut des 2 tours du lac. J'espérais les courir en environ 13.5 km/h car sans entraînement. Et pour mettre toutes le chances de mon côté, je m'étais même muni des mes shoes ultrlight qui tue sa mère qui vont vite et par acquis de conscience je m'étais également muni d'une montre pour étalloner mon allure. Arff, les kilomètres ne sont pas précisés. 

Alors, on va dire que très très rapidement, on me double. Grosso modo, bah, sitôt le pied sorti du parc. D'abord Boullier, puis Terzi, Freudenrich, et d'autres mecs que je sais pas qui c'est...

Ouhouh ! Motivation ! Où es tu ? Eh oh ! Fighting spirit où te caches tu ? Ah peut être derrière le fouret là. Non. Alors derrière le virage là bas ? Non plus. On va attendre qu'ils se montrent alors...  En attendant trottinons quelques instant...

La chaleur commence a être bien présente, et pourtant, j'ai du mal a prendre mes gels, allez comprendre. je cours un peu désabusé, sans plaisir, sans ardeur et vidé de toute motivation, si ce n'est celle de classer l'équipe. C'est bien la seule qu'il me reste. Après les ravitos, je retrouve bien un peu de vigueur le temps de quelques centaines de mètres. Feu de paille. Je tente bien de m'invectiver, d'y croire, mais le coeur n'y est pas, malgré ma motivation d'avant course.



Au détour du petit appendice, j'aperçois mes poursuivants. Hummm, y'a du monde, ça c'est sûr. Guigui n'est pas loin.

Comme je cours un peu "a la maison", je commence a être reconnu et je suis souvent encouragé, c'est déjà ça. Il y en a la moitié que je ne connais où en tout cas, ne reconnaîs pas. Quelques encouragements laissent percevoir que ma foulée n'est pas celle de quelqu'un qui joue sa place : "Aller Antoine reprend toi !"  La tonalité des dits encouragements n'est pas celle auxquels je suis habitué. On se rapproche plus de la politesse et du "aller c'est pas grave" que du ''ALLER BOUBOU, DEMONTE LES CES BATARDs !!!!! ALLLLLLEEEEEEERRRRR!!!!"  un tantinet plus revigorant.  

Début du second tour, Guigui me passe. Un très léger regain de forme ce fait sentir. Le parcours est plaisant, c'est un fait. Je regarde les gens faire du ski nautique en même temps que je reprends ceux qui sont sur leur premier tour. Un coucou a quelques coéquipiers. La fin arrive. On me double encore, mais j'ai une excuse se sont de bons coureurs ! Par contre piètres nageurs et rouleurs. Dommage. 

Dernière ligne droite accompagné d'Adrien mon super supporteur du jour, qui laisse sa place a ma cracotte dans les derniers mètres pour passer la ligne ensemble. Cool  :o)



21ème. A vrai dire, ce n'est pas tant la place, que l'absence de sensations et l'omniprésence de problèmes musculaires qui me déçoit. Le plaisir s'en sera trouvé absent.  
Tant pis, place a la récup, aux soins, pour enfin, me réentraîner correctement en càp et préparer sereinement la saison 2009.

Méga big up a l'orga et aux bénévoles de cette édition ( et des précédentes aussi, allé tiens, c'est jour de fête) qui auront galérer grave pour mettre en place cette épreuve. Mais le résultat est là, merci.



A+
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Lundi 21 juillet 2008
- Publié dans : C.R.Races

J'avais 2 grosses appréhension pour cet IM et à fortiori pour le marathon. La chaleur, bon de ce côté là, on peut dire que, grosso modo, c'est bien passé. Hein, on peut dire ça, je pense. Et les crampes, car n'ayant pu courir, entre autres, plus long que 45' depuis VdR en septembre 07 et ayant en souvenir justement, la fin de cette course qui avait légèrement été difficile pour mes ponts d'actine-myosine, j'appréhendais énormémént le moment fatidique. Car c'est sûr, il allait venir.

Les premiers hectomètres sont forcément faciles. Du monde, légèrement en descente, encore un peu frais. Malgré tout, ne pas s'emballer. J'ai quelques lignes directrices à laquelles je ne veux déroger pendant tout le marathon :
- Allure : Partir sur les bases de 4h au marathon. Ca pétera quand ça pétera, mais on tente le coup. 
- Technique : Petites foulées rasantes et économiques. Bassin légèrement en antéversion et blocage des épaules pour limiter les mouvements oscillateurs et perturbateurs du à la fatigue et au manque d'entraînement.
- Energétique : Un gel tous les 2 ravitos, coca et eau tous les 2 ravitos en alternance.
- Tactique : Ne jamais marcher ! Trotter au ravito tout au plus, mais mieux vaut "courir" à 6 km/h que marcher à 3.

Bon, le problème c'est que ce sont des règles théoriques et qu'à part me fixer ces règles, je ne me suis pas du tout préparé au marathon et ce, à tout point de vue. Je ne sais même plus en combien de minutes il faut parcouri le kilomètre pour faire 4h au marathon. C'est con quand on veut se fixer une allure.

Bref, je profite que j'ai encore assez de glucides dans le cerveau pour faire le rapide calcul. Donc, 4h pour 40 kilo, ça fait du 6' donc pour 42,2, ça doit être du 5'40. Aller roule !
Premier kilo forcément trop rapide, ça descend. Puis, après ça se régule, on arrive près du canal. Je les tourne pour l'instant un chouilla trop rapide, mais ne vaut il pas mieux en profiter ? J'arrive sur le canal.

Les conditions météo, sont devenues nickelles pour la càp, on aura eu au moins ça. Je pense à ma technique, que j'essaie, aux sensations, de maintenir adéquates. Malgré ça, je me fais déposer de toutes parts. Alors là, pour ça, ça y va. Ca, y a pas de problèmes ! Du petit, du gros, du grand, du vieux, de la bonnefemme, de l'unijambiste. Rhaaaaa, les salauds ! Aucun respect ! Mais je ne suis pas du genre à paniquer pour un rien. Je reste serein, mes temps de passages sont bons, corrects, je suis hyper facile, en total aisance, je teste même le : "je respire juste par le nez" :o)

J'espérais entrapercevoir Mme Bouboute et la cracotte, mais non, pas revues depuis le départ. Je commence à croiser les pros, pas les premiers qui sont déjà passés au croisement. Il y a Chabaud, Vuckovic, Hémet... Du bon et du lourd. (C'est vous qui mettez les noms dans la bonne catégorie  ;o) 

Je suis facile... Puis arrive les 45'. Là, mes jambes, semblent vouloir me dirent : " Dis donc mon cochon, on a pas couru sérieusement depuis, pfffff, on sait même pas, le maxi qu'on ai fait, c'est 45' y a 2 semaines et là, qu'est ce que tu nous fais ? Tu nous prendrais pas pour des jambons ? "

En effet, un bon coup de moins bien dans les cuisses se fait sentir, plus dures, plus lourdes et ressenti pile poile après 45'. Sauf que..., sauf que..., le boss ici, c'est moi et  ici, c'est le boss qui commande ! Reconcentration fatale sur la technique, remotivation, invectivation, contrôle de l'allure, et on garde le cap !!!



Par contre depuis le début, j'ai les cervicales qui sont en feu. Impossible de baisser la tête et de regarder mes pieds. Si je veux voir ma montre, il faut que je lève le bras. La conjugaison de ma position et du froid sur le vélo mon fait perdre un énorme amplitude au niveau des cervicales et je n'arrive pas a me décontracter. A côté de ça, je ne pensais même plus à ma pubalgie, concentré que j'étais sur la course. Non, c'est elle qui se rappelle à moi. Mon adducteur droit, décide de ce contracter tout seul, sans que je ne lui demande rien. Arf, pas bon tout ça. A chaque foulée, une tension. Ca reste supportable, mais peut être inquiétant pour la suite. Il faut ce concentrer sur autre chose. Tant que je n'ai pas un fémur de pété, je continue.

Mais au fait, quand est ce qu'il arrive ce demi tour !?!?!? Je suis toujours dans les temps, mais le fait de faire 1/2 tour peut être un bon moyen pour la tête de se relancer, vu que je ne peux pas trop compter sur ceux que je double, d'ailleurs je ne peux pas les compter, y en a pas  :o(

On s'éloigne du canal par une grosse descente, "Wahoo, ! Va falloir le remonter ça ?" Un peu plus de monde. Comme d'hab, j'essaie de répondre aux spectateurs. Tant pour eux que pour moi, c'est utile. 

Enfin, le 1er demi tour se profile, un coucou au speaker, 2-3 roulades, roues et autres saltos pour faire plaisir au public "Whaouuuu, wanagain !" et me voilà reparti dans l'autre sens.
Mes temps de passage sont moins bons, mais c'est normal et cela reste ok, pas d'inquiétude. Les moins de 4h sont encore jouables, il faut que je garde de l'énergie pour la fin.

Sur le retour, encouragements réciproques avec certains de la green team, je m'encourage, à ne pas me désunir, à rester sur une technique et une allure correcte, j'ai hâte d'arriver au semi. Pour l'instant pas d'alertes crampesques, tous va bien.
Retour dans la ville, sur le bitume. Il y a plus de monde, on tape dans les mains, on passe de l'interiorisation, de l'écoute et du repli sur soi, à une ouverture sur l'extérieur, comme pour puiser dehors quelques éléments motivationnels et se détacher d'une certaine souffrance.

Passage au semi en 1h58'30. C'est bon, ça c'est fait.

Déjà on est reparti de l'autre côté. On passe devant les panneaux d'encouragements décorer par les familles des triathlètes via l'Unicef. Plusieurs dizaines se suivent, chacun cherchant à stimuler son participant. Je cherche celui de Mme Bouboute et de la cracotte. Il sortira du lot, c'est sûr, c'est celui où il y a des nounours  (o;

Dans la forêt, ça rigole moins, ça monte et ça descend. Arfff, ma moyenne va en prendre un coup.
Retour sur la berge du canal. Un peu plus de monde que l'autre côté, on m'encourage par mon prénom, à peine le temps de signer un autographe que déjà, je dois repartir...



On quitte le canal et c'est le bitume. Montagne russes à l'horizon, on m'avait prévenu.
Ne pas se désunir, petites foulées, tenir l'allure. Ca devient dur, Comme à chaque fois, passé les 22/23ème, j'ai un coup de moins bien. Ca fait plus de 2 heures que je coure et je viens seulement de passer la moitié. Y a de quoi démoraliser. D'autant qu'on ne peu plus trop compter sur la fraîcheur physique pour tenir le choc. 

Juqu'au 1/2 tour, RAS, un pas devant l'autre, je n'ai pas l'impression d'être collé, mais c'est pas loin. Mes temps de passage s'aggrandissent.
Rester gainé.
Ca y est on repart dans l'autre sens. A ma montre, je vois que mon allure a pas mal faiblie. Est ce du au dénivellé du parcours ?
Aller, on tiens l'allure !

Arrive le 30ème kilo en haut d'une petite bosse. Je vois (en fait c'est surtout, d'après mes tentatives de calculs, "je crois") que j'accuse un léger retard pour mes 4h. Pas grand chose, 45 secondes à peu près.

Là, concrètement, je ne crois plus trop aux 4h. Plutôt 4h05. Mais je veux malgré tout me conformer à "tenir l'allure tant que tu peux !", je ne veux pas avoir de regrets. Aussi, je profite de la petite descente derrière pour me relancer, agrandir ma foulée et tenter de récupérer un peu du temps perdu.  

Et là, c'est l'engrenage, tout va très vite. Je retrouve un nouveau patern moteur, et je cours avec un certain détachement. Ces sensations déclenchent une montée d'endorphines, et, sans vraiment me le dire, ni m'en rendre compte, je lâche les chevaux. Je garde la même foulée, la même allure sur le plat. Advienne que pourra. J'ai des super sensations. Il reste 12 bornes et "maintenant, ça va chier !"

Une tuerie ces sensations, je rentre dans une espèce d'euphorie où la souffrance n'a pas sa place. Où alors très peu  (o;
Mes 2 quadri sont au supplice, mais c'est un pur bonheur. Je n'arrête pas de me parler et de me motiver.

 Et l'incroyable se produit.
Jamais, sur mes précédents IM, je n'avais doublé quelqu'un qui courrait. Oh, il y en avait bien un qui était à l'arrêt ou qui marchait et que je doublais à l'arrache, mais qui courrait, jamais ! Et là, oui  :oD (Bon, y'en a pas eu des masses, pi c'était pas des Macca non plus, mais quand même).

Je suis dans une tel état de motivation et d'excitation intérieur que je ne contrôle plus mes temps, ça ne sert plus a rien. Quelques rappels sur la volonté de garder une technique correcte, quelques auto exortation a accélerer.
Au passage du 37ème, je sais que je finirais la course à cette allure et que je serais sous les 4h. Rien ne peu plus m'arriver. Je sers les dents, un coucou à Mitch, qui aura fait des bornes mine de rien. 

J'ai l'impression de courir à 15 km/h et de voler. (Mis a part le fait que c'était plus du 13km/h, c'est fort appréciable).



Je n'ai jamais fumé ou consommé quelques produits illicites que ce soit, mais y en a qui devraient se mettre au sport.
Retour dans la forêt, les badauds, ne comprennent que très tardivement en me voyant arriver que je veux garder la corde dans les virages. La fin approche, je suis surexcité par l'idée de franchir la ligne comme ça, les bosses que j'avais du mal à descendre s'avalent sans soucis. Je sors de la forêt, les dents serrées et la rage au ventre. J'arrive en ville, la pluie s'abat sur nous. Encore.
 
A l'approche de l'arrivée, des mains se tendent, des "Antoine" se font entendre, que du bonheur.

Entrée dans l'arène. Je suis à bloc. un arbre dans un pot tente de me ralentir, "no way !" C'est lui qui tangue. Incapable de ralentir et de savourer. Je bouillone intérieurement, ne regarde même pas le chrono, ne jette pas un regard sur les spectateurs. Je suis tout seul dans le stade et j'éxulte de joie et de rage sous le coup de cet intense moment de bonheur.



Passé la ligne, je n'en ai pas fini avec mes émotions. Je suis un peu désorienté et encore sous le coup de l'excitation. Je jette un oeil sur le chrono : 10h30. Moins les 45' du départ ça fait du 9h45 et quelques. Totalement inespéré. Ma montre affiche un 3h50 pour le marathon, de la folie. Et là, je réalise que j'ai fait une Dave ! (o; Oui, un négative split ! Truc de guedin !
Ces 12 derniers kilomètres, justifient à eux seuls, ce pourquoi, je fais du sport, ce pourquoi je m'entraîne depuis des années et tous les sacrifices que j'ai du faire, de quelque nature que ce soi .



Je suis le tapis sans réfléchir, jusqu'à la tente.
Je m'assois sur un banc et relâche le reste de la pression.

Il pleut toujours dehors, je suis gelé et c'est mme Bouboute qui a mes fringues... Tant pis, j'attends (longtemps) que le pluie s'arrête pour ressortir chercher mme bouboute et mes fringues. En attendant, je descend 6 soupes chaudes et 5 thés pour me réchauffer. Et en refroidissant, c'est la décadence totale. J'ai deux barres à mines en guise de jambes, impossible de plier les genoux, mes chevilles ont gonflées et la gauche chope en prime un bel oeuf a l'avant de la malléole. Mes cervicales sont toujours aussi raccourci que la plupart des appendices génitales des participants masculins. Ma ligne d'horizon c'est levée a tel point que je vois le ciel sans lever les yeux  :o)
Je serais bien resté pour attendre les copains, mais là, je peux plus, j'ai trop froid.


Les 2 jours suivants ne seront qu'une longue agonie musculaire que j'essairai d'endiguer avec Barbichette et le Sanglier autour d'une préparation a base de Houblon...



A+

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Je suis...

- Indice en bas de votre écran... "Ses cheuveux, ils décoiffent"

"TOP ! Jeune triathlète de MSA triathlon, je découvre le tri il y a quelques années et me lance dans l'aventure malgré un physique pas facile.

- BIIIIP ! Euhhh... Guigui ?

- Non, ce n'est pas Guigui. TOP ! Très vite je montre des capacités hors du commun.

- BIIIIP ! NickTheQuick ?

- Non. TOP ! Et tente l'aventure IM, sans grand succès.

-BIIIP ! Jeff !!!

-Et non, ce n'est pas Jeff . TOP ! Je créée un Blog qui fait ma renommé rapidement avec une verve d'une qualité incomparable et inversement proprtionnelle à son humour, je suis ? je suis..?

-BIIIP ! Euh... Boubou ?

-Ettt - c'est - gaaa - gnnnééééé ! 

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