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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 19:46
J'étais tout jouasse de retourner à Meudon en ce week end de pas Pentecôte. Déjà parce que j'aime bien speaker, mais aussi parce que les Meudonnais sont très sympas et que je trouve le format de course très attrayant , surtout en début de saison.

 

Après un nouveau NBR sur 10 bornes  la semaine précedente, un troisième temps des séries l'an dernier, je pouvais légitimement me dire, "Y'a moyen de faire une bonne course". Sans pour autant gagner, j'espérais pouvoir me mesurer aux costauds le temps de la nata et du vélo de ce TriWattBike. D'autant que 2 jours avant, Ben me prévient que des costauds venaient de se rajouter a la start list avec, entre autres, Aymeric Pettel et julien Leroy.

 

Alors je suis certes un peu déçu de ne pouvoir être le premier de MSA Tri à arborer les nouvelles tenues du club, puisque toujours en attente. C'est avec celle de Charles Ingalls que je ferais péter les sacrums, la mienne commençant à être sérieusement délabrée.

 

 bite_fake.jpg

(Photo d'archives, bah oui, vu qu'on a pas les nouvelles je peux pas les mettre).

 

Arrivé en compagnie de Mme Bouboute de bon matin, je suis accueilli (en plus des gueudines de l'accueil) par les membres de la pasta parteam Meudonnais, Ben, Copsté et Zarma. Un coucou à LeCoach qui officiait en tant qu'arbitre et déjà il faut lancer la compète. Commençant par les non licenciés et partant dans la 6ème série, j'ai le temps de voir venir et en profite pour reprendre quelques automatismes vocaux en prédiction de l'aquathlon de MSA Tri du 25 mars

 

Durant la 5ème série je refile le micro à Ben pour effectuer un bref échauffement avant d'avoir à humilier mes compagnons du moment. Je croise Aymeric sur le bord du bassin qui coure plus tard et l'avertis "Eh, Aymeric ! Pettel fion, ça te dit quelque chose ?" (Dslé...)

 

Un superbe coup de sifflet du team au sifflet donne le départ. Je glisse entre deux eaux. (Non pas 2 sots, encore que... mais je ne connais pas assez le frère de Copsté pour me le permettre). J'essaie de ne pas partir trop vite afin d'éviter le coup de baobab que j'avais reçu dans les chicots l'an dernier aux 75m. Et de toute façon ça tombe bien, je trouve que mes appuis ne sont pas très pêchus. Durant les 2 virages suivants j'essaie vraiment de me contenir sur les coulées car j'ai peur que les arbitres appliquent le réglement de la FFN qui veut qu'on ne sorte pas au-delà des 15m. J'assure donc mes coulées pour ne pas les dépasser et sorts à 4-5m pour être bien sûr. Je ne décroche pas Jibé autant que l'an dernier et déjà c'est bientôt la sortie de l'eau. Je relâche légèrement mon effort à quelques encablures du mur et finis donc les 20 derniers mètres en me laissant glisser sur mon dernier appui.

 

11-03-2012--21-.JPG

 

"SWOUTCH !" Je bondis hors de l'eau. Me chèche, enfile mon dossard, le réenfile parce qu'il est à l'envers, le remets bien parce qu'il est pas droit et monte enfin sur mon Wattbike.

Tandis que je demande en combien de temps j'ai parcouru la distance natatoire à mon bénévole, je commence à embrayer les watts. (Bon en fait, j'ai pas les watts comme je veux sur la console, j'arrive pas à avoir comme l'an dernier alors ça me perturbe tout). Il me répond que je suis monté sur le vélo après 4' transition comprise.

 

"Ok, écarte toi coco, parce qu'avec le souffle de la roue tu risques de t'envoler..."

Bon pi en fait c'est la merde, j'ai mal géré le coup des shoes, j'avais mis les Green Silence Of Death, mais la semelle est vraiment trop molle et mon pied part dans tous les sens. J'aurais du rester avec Mizuno Aéro qui sont beaucoup plus rigides.

J'écoute Ben donner les écarts avec Jibé et Copsté. Y'a pas Bézèf... N'ayant pas affiché les watts, je cours en aveugle et laisse finalement le talent faire...

Je suis en moyenne aux alentours de 42-43km/h et l'effort est fraiment TRES violent. Je couine et suis au max, j'entends que Copsté revient et je ne lâche Jibé que de quelques mètres. Les cons.

 

Dernier kilo, la fusion de mes cuisses n'est pas loin...

 

11-03-2012--33-.JPG

 

CHTING ! C'est prêt !

 

Je descends de mon vélo et Copsté m'embraye le pas d'une seconde (Mais étant mieux placé que moi dans le parc, il partira devant... Je dis ça, je dis rien, si ce n'est : bravo l'équitation dans le sport). 

 

SCHLAK ! SCHLACK ! 2 ENOOOOORMES crampes m'éclatent les mollets. Arghhh, je cours comme je peux, d'autant que le départ est en descente ce qui n'arrange rien. Nous prenons la direction du parc à côté de la piscine fait de montées, de côtes et de pentes. Le fait de voir Copsté devant et Jibé juste derrière alors que l'an dernier je disposais d'une substantielle avance, me fait douter, Je n'ai d'ailleurs pas regardé mon temps vélo. Dans le doute j'essaie de partir vite. J'arrive à reprendre Copsté mais très vite à la première petite côte PFIOUUUUU, j'explose complétement. J'ai tout qui pète à l'intérieur de moi.

 

Un peu comme lors de mon tout premier tri y'a bientôt 10 ans. Mes poumons veulent sortir par la bouche mais heureusement ils ne peuvent pas car mon coeur veut faire la même chose et ils se gênent mutuellement. Jibé me reprend, j'essaie de m'accrocher 10m mais je suis à l'agonie. On arrive dans une côte à la sortie du parc, je suis juste derrière Jibé et là, j'avais complétement oublié qu'il y avait 2 tours. Je me prends un obus dans la tête.

 

Je double explose encore plus.

 

Je passe devant Le Coach qui me siffle.  Moi ! Vous le croyez ça ! Sous prétexte que j'ai le dossard pas visible. Attention mon gars abuse pas quand même, c'est pas parce que t'es très sympa que tu peux tout te permettre...  

 

C'est la fin, je me fais reprendre par un troisième gars sur la sortie du parc, il faut maintenant remonter jusqu'à la piscine, j'essaie une vaine tentative de démontage d'aorte pour m'accrocher mais il n'y a plus rien à démonter.

Manque total de lucidité de ma part, je fini juste sous le seuil de la douleur (donc pour le coup allure assez basse) en éludant totalement le principe de la qualif au temps. Le moins que j'eusse pu faire eut été de me battre jusqu'au bout pour jouer les dernières place qualificatives. Mais non. Connard, je n'y ai pas pensé.

 

Je passe la ligne avec pratiquement 1' de plus que l'an dernier. OUTCH ! Prends ça dans ta face mon gars. 

J'ai pas mal les boulasses et les glandouilles. Rien dans le sac, je ne comprends pas de trop. Je me suis littéralement chié dessus et c'est con parce que ce n'est pas ma trifonction (o;

  triwbcap.JPG

 

Pas trop le temps de me remettre de mes émotions je vais continuer le speaking jusqu'à ce que nous connaissions les finalistes. Comme je m'y attendais je n'y suis pas, je suis une merde.

 

C'est néanmoins avec grand plaisir que je commente les finales qui auront été superbes, autant chez les filles que chez les hommes avec de faibles écarts et un Copsté et un Jibé qui auront fait resplendirent les couleurs de la pasta parteam  :o)

Résultats par  

Photos ici 

 

Comme l'an dernier je ne peux que vous inciter à aller faire un tour (pas 2 sinon ça fait du monde en final) sur ce tri très original. C'est vraiment très sympa en plus d'une équipe de bénévoles très accueillante.

 

Pour ma part, durant le retour, j'aurai le temps de chercher les raisons de ma déconvenue. J'ai nagé et roulé sensiblement pareil que l'an dernier et couru beaucoup moins vite alors que je bats mon record sur 10 km la semaine précédentes (heureusement d'ailleurs, car sinon le doute m'aurait habité sévèrement profond). Un jour "sans" ? Pourquoi uniquement en course à pied ? Parti trop vite en nat et vélo ? Ce sont presque les mêmes temps que l'an dernier. Trop de fatigue dans la semaine ? Ayant eu très peu de temps pour m'entraîner j'en ai profité pour récupérer. La seule piste qui me semble valable est peut être d'avoir "trop" récupéré, au sens où j'avais déjà remarqué que le manque de rythme avant une compète me mettait physiologiquement dans un état ataraxo-léthargique assez prononcé. 

 

Et moi ce résultat, quelque part il me fait un peu penser à celui de Simon Lessing aux JO de Sydney. C'est kifkif en fait, on ne le voit pas de la course, il fait une course de merde alors qu'il était censé être au dessus du lot. Je trouve que la comparaison est bonne (Si ce n'est que lui c'était la course de sa vie, quel tocard). Comme quoi il semblerait que ça n'arrive qu'aux meilleurs.

D'ailleurs si ce résultat est très difficile à avaler, il aura au moins eu pour mérite de me remotiver sévère et de me projeter illico sur Bois Guillaume où j'imagine déjà les nombreux cadavres jonchant la route après mon passage. Oui, parce que là, je suis REMONTE !!!

 

Heureusement j'avais un petit Red Sparowes sur la route du retour, parce que y'a pas mieux pour se faire du bien.

 

A+

 

*Ce titre ne pourra être compris que par une seule personne au monde, dont je ne suis même pas sûr qu'elle le voit un jour. Mais il m'a fait marrer alors  (o;

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commentaires

Le Belge 17/03/2012


Le ressort comique de mon trait d'esprit fonctionnait avec "pétrin" : "appareil électrique qui permet au boulanger de gagner du temps et de ne pas trop se fatiguer". Je
suis donc très déçu de ne pas être la personne dont tu parles...

Boubou 17/03/2012


Mais je ne vois pas de quoi tu parles...


 


 

Le Belge 17/03/2012


Ah ben c'était bien moi alors !


(une seule personne au monde... pffiou, ça donne le vertige...)

Boubou 17/03/2012


Bon en fait j'ai arrondi, y'a pas qu'une personne puisque je le comprends aussi, mais bon...

L'auteur.

Né à l'âge de 2 ans en 1912. Boubou eu 5 ans en 1937, et très vite il comprit que sa destinée était de dominer le monde et de manger des Tuc. Dès lors, avec force et abnégation il s'astreignit à un travail de tous les jours afin de mettre en place son vil et sournois stratagème. Hélas, il mourra avant que la mission de sa vie ne s'accomplisse, puisque c'est dans un incendie en sauvant 7 personnes d'un immeuble en flamme qu'il rendra l'âme. C'est con.

 

Présentation du receuil de textes

 

"Le triathlon est un sport où à la fin il arrive toujours un truc à Boubou". C'est ainsi que fut défini le triathlon par les infirmières de la clinique du Cèdre. En effet, fort d'une physiologie, d'une génétique et d'une volonté hors du commun, Boubou à cette particularité de ne jamais pouvoir donner la pleine mesure de son talent.

Pour autant, d'inénarrables aventures vous attendent, de la violence, du sexe, du sang, de la gloire, de l'érotisme, de l'humour, du suspens, du stupre, des cours de médecine et bien sûr des performances fantasmagoriques (ainsi que des fautes d'orthographes).

 

Alors évidemment, il ne s'agira pas non plus de vous écraser en vous racontant ma destinée, le contraste avec vos mornes vies vous ferait paraître bien miséreux, non, son but est juste de vous en donner un petit aperçu qui soit suffisament parlant pour que vous puissiez à la fois vivre ma vie par procuration et que vous vous rendiez également compte que le gars qui est derrière ce blog n'est pas le premier venu... mais plutôt le premier arrivé.

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