Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 20:48
- Publié dans : C.R.Races
Rien depuis ma déconvenue de Meudon, rien depuis 2 semaines. Un peu la loose c'est clair, mais j'étais méga au vert bouquet (les gens qui veulent des noms de magasin devraient venir me voir, je ferais pire que les coiffeurs...) avec quelques problèmes au taf qui font que j'ai passé une semaine sur le bord du bassin sans beaucoup voir la lumière du jour, l'aquathlon de la semaine dernière qui a bien tourné, et voilà, même pas le temps de m'entraîner.

Regardez moi cette courbe de merde, ça c'est de la charge... J'ai battu tous mes records.

 

photo.PNG

 

 

Bref, c'est dommage parce que j'avais la dose de trucs à raconter avec plein d'idées, une petite refonte du visuel du blog pour son anniv, avec les liens qui vont bien, mais tant pis vous en serez privé. Peut être seront ils édités a ma mort...

 

Quoi qu'il en soit aujourd'hui c'était le tri de Bois Guillaume. Vu comme j'avais pris cher au tri Watt bike, je me devais de remettre les choses au clair, ne serait ce que pour moi. Même si au vu de mes temps nata et pied à l'entrainement, je n'avais que peu d'inquiétude à avoir, huhuhu.

 

Mais il fallait que je me remobilise, que ma motivation soit a son optimum, alors j'ai employé les grands moyens, je suis allé avec Tom et Tibo voir un concert Death Métal (Technical death pour les érudits).

 

Metaaaal.jpg

 

Bon, c'est pas trop mon genre, je n'aime pas trop ça (un peu trop pêchu pour moi), mais je me suis dit avec Tom et Tibo on va quand même rigoler. Et effectivement ça vaut le coup d'être vu, c'est un vrai spectacle et il faut absolument que je trouve un moment pour faire un petit C.R de ce concert et du précedent que j'avais vu.

 

 

Donc le matin, ça bourdonne encore dans les oreilles mais il fait beau, je suis en forme c'est le bon jour pour étraîner les nouvelles tenues de MSA Tri. 

 

tumblr_lyd0jvMfKd1r0nqgwo1_500.jpg

   

  

Mais ce n'est pas vraiment le bon jour pour le vélo. Ayant fait l'acquisition d'un nouveau cintre pour le P3, j'ai fais le forcing pour le monter avant la course et me rhabituer à rouler un peu avec avant BG, n'étant plus remonté dessus en outdoor depuis fin juillet fallait que je me grouille. J'ai donc eu le temps de faire 2 fois1h30 avant la course pour faire bien avec mon nouveau cintre tout neuf.

 

Au moment de le mettre dans la voiture, la cracotte décide d'ouvrir la portière de la voiture alors qu'on lui à dit D'ATTENDRE !!! Le pneu arrière était posé sur cette même portière. BLAM !!! Hannnnnn !!! Mother of God, mon vélo, mon cintre. Re-Hannnnnnnn mon cintre est tout niqué. ("Pas le jour du vélo" part 1)

 

"Hannnnnnn, c'est ma fille, c'est ma fille, c'est ma fille..."

 

Arrivé à BG, j'ai le temps de me préparer, partant à 14h40, je peux voir venir et voir Eme dans la vague précedente démonter les gars et c'est enfin à moi.

 

"Ok, maintenant, c'est no rules..."

 

RRHOOOOOOOOOOOOOO ! BIG MOTHER FUCKING START !!!!

 

BMFS.jpg

 

Poussée au mur, coulée de 20m, virage de fou, coulée de 2m, je respire, et j'accélère...

Prise d'eau impéccable, gainage complétement vérouillé, battement à double compression et triple carburation. Ca va être énorme...  

 

Je compte mes longueurs parce que c'est gentil les mamies qui comptent sur le bord de l'eau mais bon... (Si d'aventure, une de ces "mamies" venait à passer sur ce blog et à lire cette ligne, ceci est un blog où l'auteur est un gros connard qui écrit des trucs faux, merci de votre compréhension).

 

Je double une fois mes accolytes de la ligne et déjà c'est bientôt l'heure de sortir. Je n'ai pas de chrono, pas de montre. Un seul adversaire... Moi. Une seule aide, le plaisir de courir... 

 

Je fonce à mon emplacement. Bim, lunette, bam, dossard, boum casque. Kaboum, vélo ! Je cours à la sortie du parc et saute sur mon vélo.

Rhaaa, vas-y, j'avais encore de la double pédale dans les oreilles alors direct j'ai voulu faire pareil avec les miennes. Je me mets debout sur les pédales pour envoyer du WATTTTTT !

Et non... Ma chaussure gauche se déclipse sous la pression de mon pied qui devait être de travers. Schlak ! Elle roule par terre. MOTHERFUCK ! ("Pas le jour du vélo" part2) Je descends de mon vélo pour la récupérer et la chausser. Je remonte sur le vélo mais en déclipsant ma chaussure en position debout, je suis retombé fort sur la selle qui c'est complétement incliné vers le bas. RHAAAAAAA BULLSHITTTTTT !!! ("Pas le jour du vélo" part3).

 

Pas le temps de tergiverser, Je me la joue chanteur de Gorod : "RRHOOOOOOOOOO !" (Je ne sais même pas comment ils font en vrai, alors pour le retranscrire par écrit...) et je défonce mes speedplay à grands coups de Louis Garneau. Bon en fait pas vraiment, parce que le début est assez technique avec des virages, des intersections alors, je l'ai joué prudent...

 

Je me pose sur mes tous nouveaux prolongateurs, so sweet...

Mais déjà la première descente où la prudence est de mise avec des travaux sur tout un côté de la route et des graviers parsemant le reste. Mais c'est la loose, avec le froid, la vitesse et le vent, j'ai des larmes plein les yeux et je ne vois pas très bien, j'assure donc ma descente pour... après.

 

 

Bon, gros interlude. Je viens de regarder les résultats détaillés de la course et je suis vraiment sous le coup de l'émotion de mon temps càp. Je suis déboussolé, abassourdi et plus en mesure de continuer ce C.R. Il va me falloir un certain temps pour en prendre toute la mesure et me remettre au travail d'écriture sereinement. D'autant qu'avec mon ressenti pendant la course et donc ce que je voulais écrire sur la partie càp, je vais passer pour un gros branleur et ça je ne peux me le permettre...

 

Je suis désolé mais, j'essaierai de continuer demain. Là je ne peux plus, c'est vraiment trop...

 

A+

 

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 2 messages !
Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 19:46
- Publié dans : C.R.Races
J'étais tout jouasse de retourner à Meudon en ce week end de pas Pentecôte. Déjà parce que j'aime bien speaker, mais aussi parce que les Meudonnais sont très sympas et que je trouve le format de course très attrayant , surtout en début de saison.

 

Après un nouveau NBR sur 10 bornes  la semaine précedente, un troisième temps des séries l'an dernier, je pouvais légitimement me dire, "Y'a moyen de faire une bonne course". Sans pour autant gagner, j'espérais pouvoir me mesurer aux costauds le temps de la nata et du vélo de ce TriWattBike. D'autant que 2 jours avant, Ben me prévient que des costauds venaient de se rajouter a la start list avec, entre autres, Aymeric Pettel et julien Leroy.

 

Alors je suis certes un peu déçu de ne pouvoir être le premier de MSA Tri à arborer les nouvelles tenues du club, puisque toujours en attente. C'est avec celle de Charles Ingalls que je ferais péter les sacrums, la mienne commençant à être sérieusement délabrée.

 

 bite_fake.jpg

(Photo d'archives, bah oui, vu qu'on a pas les nouvelles je peux pas les mettre).

 

Arrivé en compagnie de Mme Bouboute de bon matin, je suis accueilli (en plus des gueudines de l'accueil) par les membres de la pasta parteam Meudonnais, Ben, Copsté et Zarma. Un coucou à LeCoach qui officiait en tant qu'arbitre et déjà il faut lancer la compète. Commençant par les non licenciés et partant dans la 6ème série, j'ai le temps de voir venir et en profite pour reprendre quelques automatismes vocaux en prédiction de l'aquathlon de MSA Tri du 25 mars

 

Durant la 5ème série je refile le micro à Ben pour effectuer un bref échauffement avant d'avoir à humilier mes compagnons du moment. Je croise Aymeric sur le bord du bassin qui coure plus tard et l'avertis "Eh, Aymeric ! Pettel fion, ça te dit quelque chose ?" (Dslé...)

 

Un superbe coup de sifflet du team au sifflet donne le départ. Je glisse entre deux eaux. (Non pas 2 sots, encore que... mais je ne connais pas assez le frère de Copsté pour me le permettre). J'essaie de ne pas partir trop vite afin d'éviter le coup de baobab que j'avais reçu dans les chicots l'an dernier aux 75m. Et de toute façon ça tombe bien, je trouve que mes appuis ne sont pas très pêchus. Durant les 2 virages suivants j'essaie vraiment de me contenir sur les coulées car j'ai peur que les arbitres appliquent le réglement de la FFN qui veut qu'on ne sorte pas au-delà des 15m. J'assure donc mes coulées pour ne pas les dépasser et sorts à 4-5m pour être bien sûr. Je ne décroche pas Jibé autant que l'an dernier et déjà c'est bientôt la sortie de l'eau. Je relâche légèrement mon effort à quelques encablures du mur et finis donc les 20 derniers mètres en me laissant glisser sur mon dernier appui.

 

11-03-2012--21-.JPG

 

"SWOUTCH !" Je bondis hors de l'eau. Me chèche, enfile mon dossard, le réenfile parce qu'il est à l'envers, le remets bien parce qu'il est pas droit et monte enfin sur mon Wattbike.

Tandis que je demande en combien de temps j'ai parcouru la distance natatoire à mon bénévole, je commence à embrayer les watts. (Bon en fait, j'ai pas les watts comme je veux sur la console, j'arrive pas à avoir comme l'an dernier alors ça me perturbe tout). Il me répond que je suis monté sur le vélo après 4' transition comprise.

 

"Ok, écarte toi coco, parce qu'avec le souffle de la roue tu risques de t'envoler..."

Bon pi en fait c'est la merde, j'ai mal géré le coup des shoes, j'avais mis les Green Silence Of Death, mais la semelle est vraiment trop molle et mon pied part dans tous les sens. J'aurais du rester avec Mizuno Aéro qui sont beaucoup plus rigides.

J'écoute Ben donner les écarts avec Jibé et Copsté. Y'a pas Bézèf... N'ayant pas affiché les watts, je cours en aveugle et laisse finalement le talent faire...

Je suis en moyenne aux alentours de 42-43km/h et l'effort est fraiment TRES violent. Je couine et suis au max, j'entends que Copsté revient et je ne lâche Jibé que de quelques mètres. Les cons.

 

Dernier kilo, la fusion de mes cuisses n'est pas loin...

 

11-03-2012--33-.JPG

 

CHTING ! C'est prêt !

 

Je descends de mon vélo et Copsté m'embraye le pas d'une seconde (Mais étant mieux placé que moi dans le parc, il partira devant... Je dis ça, je dis rien, si ce n'est : bravo l'équitation dans le sport). 

 

SCHLAK ! SCHLACK ! 2 ENOOOOORMES crampes m'éclatent les mollets. Arghhh, je cours comme je peux, d'autant que le départ est en descente ce qui n'arrange rien. Nous prenons la direction du parc à côté de la piscine fait de montées, de côtes et de pentes. Le fait de voir Copsté devant et Jibé juste derrière alors que l'an dernier je disposais d'une substantielle avance, me fait douter, Je n'ai d'ailleurs pas regardé mon temps vélo. Dans le doute j'essaie de partir vite. J'arrive à reprendre Copsté mais très vite à la première petite côte PFIOUUUUU, j'explose complétement. J'ai tout qui pète à l'intérieur de moi.

 

Un peu comme lors de mon tout premier tri y'a bientôt 10 ans. Mes poumons veulent sortir par la bouche mais heureusement ils ne peuvent pas car mon coeur veut faire la même chose et ils se gênent mutuellement. Jibé me reprend, j'essaie de m'accrocher 10m mais je suis à l'agonie. On arrive dans une côte à la sortie du parc, je suis juste derrière Jibé et là, j'avais complétement oublié qu'il y avait 2 tours. Je me prends un obus dans la tête.

 

Je double explose encore plus.

 

Je passe devant Le Coach qui me siffle.  Moi ! Vous le croyez ça ! Sous prétexte que j'ai le dossard pas visible. Attention mon gars abuse pas quand même, c'est pas parce que t'es très sympa que tu peux tout te permettre...  

 

C'est la fin, je me fais reprendre par un troisième gars sur la sortie du parc, il faut maintenant remonter jusqu'à la piscine, j'essaie une vaine tentative de démontage d'aorte pour m'accrocher mais il n'y a plus rien à démonter.

Manque total de lucidité de ma part, je fini juste sous le seuil de la douleur (donc pour le coup allure assez basse) en éludant totalement le principe de la qualif au temps. Le moins que j'eusse pu faire eut été de me battre jusqu'au bout pour jouer les dernières place qualificatives. Mais non. Connard, je n'y ai pas pensé.

 

Je passe la ligne avec pratiquement 1' de plus que l'an dernier. OUTCH ! Prends ça dans ta face mon gars. 

J'ai pas mal les boulasses et les glandouilles. Rien dans le sac, je ne comprends pas de trop. Je me suis littéralement chié dessus et c'est con parce que ce n'est pas ma trifonction (o;

  triwbcap.JPG

 

Pas trop le temps de me remettre de mes émotions je vais continuer le speaking jusqu'à ce que nous connaissions les finalistes. Comme je m'y attendais je n'y suis pas, je suis une merde.

 

C'est néanmoins avec grand plaisir que je commente les finales qui auront été superbes, autant chez les filles que chez les hommes avec de faibles écarts et un Copsté et un Jibé qui auront fait resplendirent les couleurs de la pasta parteam  :o)

Résultats par  

Photos ici 

 

Comme l'an dernier je ne peux que vous inciter à aller faire un tour (pas 2 sinon ça fait du monde en final) sur ce tri très original. C'est vraiment très sympa en plus d'une équipe de bénévoles très accueillante.

 

Pour ma part, durant le retour, j'aurai le temps de chercher les raisons de ma déconvenue. J'ai nagé et roulé sensiblement pareil que l'an dernier et couru beaucoup moins vite alors que je bats mon record sur 10 km la semaine précédentes (heureusement d'ailleurs, car sinon le doute m'aurait habité sévèrement profond). Un jour "sans" ? Pourquoi uniquement en course à pied ? Parti trop vite en nat et vélo ? Ce sont presque les mêmes temps que l'an dernier. Trop de fatigue dans la semaine ? Ayant eu très peu de temps pour m'entraîner j'en ai profité pour récupérer. La seule piste qui me semble valable est peut être d'avoir "trop" récupéré, au sens où j'avais déjà remarqué que le manque de rythme avant une compète me mettait physiologiquement dans un état ataraxo-léthargique assez prononcé. 

 

Et moi ce résultat, quelque part il me fait un peu penser à celui de Simon Lessing aux JO de Sydney. C'est kifkif en fait, on ne le voit pas de la course, il fait une course de merde alors qu'il était censé être au dessus du lot. Je trouve que la comparaison est bonne (Si ce n'est que lui c'était la course de sa vie, quel tocard). Comme quoi il semblerait que ça n'arrive qu'aux meilleurs.

D'ailleurs si ce résultat est très difficile à avaler, il aura au moins eu pour mérite de me remotiver sévère et de me projeter illico sur Bois Guillaume où j'imagine déjà les nombreux cadavres jonchant la route après mon passage. Oui, parce que là, je suis REMONTE !!!

 

Heureusement j'avais un petit Red Sparowes sur la route du retour, parce que y'a pas mieux pour se faire du bien.

 

A+

 

*Ce titre ne pourra être compris que par une seule personne au monde, dont je ne suis même pas sûr qu'elle le voit un jour. Mais il m'a fait marrer alors  (o;

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 4 messages !
Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 12:30
- Publié dans : C.R.Races
Alors que j'eusse pu rester chez moi, que j'eusse pu me la couler douce en famille, je m'en suis finalement tenu à qu'est ce que j'avais dit dans le précédent article, à savoir, m'aligner sur les 10 km de Bosc le Hard, haut lieu de la course à pied Seinomarine s'il en est, un peu comme l'est Auzouville Auberbosc, où, comme à chaque 10km depuis 4 épreuves j'avais amélioré mon NBR. Ce coup ci je ne me vois pas fleurter avec ce dernier et ce 10 km n'a pour autre but que de me permettre de faire un point sur ma condition physique générale ainsi que de me faire une bonne séance de pétage de caisson.

 

Mais trève d'introduction poussive.

 

Arrivé de bon matin en les lieux, je tombe sur Antony au retrait des dossards et nous partons de concert nous échauffer et rencontrons par la suite Sieur Charles Ingalls que j'ai réussi à faire sortir de sa grange où il coupait son bois pour venir se mesurer à la crème des coureurs Bolhardais. Ce dernier me pronostic un temps aux alentours de 35'. Le con. 0 séance de fractionné depuis la prépa du marathon, juste des footings et du fartleck, je me prédis un truc entre 36 et 36'30, sans trop me mettre de pression. (En fait je vous vole, sachant que j'allais courir, j'ai fait une sorte de 5x1000 lundi).

 

Le parcours a légèrement changé par rapport à l'an dernier d'autant qu'ils ont enlevé pas mal de vent et que celui qu'ils ont mis, est surtout de côté. Mais cela n'enlève rien à je ne sais pas quoi. (J'avais commencé la phrase, je trouvais que ça faisait bien alors je la laisse même si elle n'a aucun sens).

 

L'heure du départ va approcher, cette année il se fait donc en faux-plat descendant. Alors, la sagesse populaire dit que prudence est mère de sûreté, qu'il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs, que qui va doucement va sûrement, que tout vient à point à qui sait attendre, bref que je dois mesurer mon départ pour en tirer des bénéfices plus tard. Mais je l'emmerde la sagesse populaire moi !

 

fuck

 

Je l'emmerde et voilà pourquoi....

 

Séquence émotion... 

 

J'étais petit, frêle, mal assuré et en classe de CM1. Comme chaque matin, dans le but de nous faire rentrer dans le moule de la morale et de la bienséance, nous étudions brièvement un proverbe. Ce jour là, c'était "Faute avouée, à moitié pardonnée". Vous savez , la meilleure façon de se faire pardonner une faute est de l'avouer, on soulage sa conscience, toutes ces conneries...

Je prends alors bonne note de l'apologie qu'est faite de l'honnêteté. Sitôt cette petite leçon de morale effectuée, nous commencons à étudier le livre du moment "Tistou les pouces vert" (Un livre sur un gamin qui fait pousser plein de plantes en mettant ses pouces dans la terre et qui s'avérera être un ange, très bon bouquin).

Je ne le suis pas, mais j'essaie d'être bon élève et avoue à l'institutrice que j'ai oublié d'étudier la partie du jour ou que j'ai oublié le bouquin chez moi, je ne sais plus, espérant ainsi sa clémence car respectant ainsi le précepte plus tôt étudié et lui laissant ainsi l'occasion d'appliquer sur le terrain ce qu'elle est censée nous inculquer.  

 

Elle se met à m'engueler et se met littéralement en devoir de me démonter ma face devant mes camarades de classe. Si je baisse les yeux et semble reter peunot, mon esprit n'en est pas moins échauffé et prend act de la nouvelle leçon qu'on lui donne. 

"Mais espèce de pute !" me dis-je. "C'est toi qui vient de me dire d'avouer, t'en aurais rien sû si je te l'avais pas dit pouffiasse. Vas-y ferme ta gueule ! Toi tu vas le regretter quand j'aurais un blog !"

 

Et voici le tournant de ma vie, voici le moment où j'ai compris que l'école et la sociéte me disait "vas te faire foutre", voici le moment où je suis devenu : "Boubou". C'est une petite revanche que je prends aujourd'hui sur cette grosse truie violette et mettant en avant comment cette "institutrice" ne savait pas voir plus loin que son bouquin et comment l'éducation nationale m'a perverti.  

 

Dès le coup de départ donné, je pose un putain de Big Mother Fucking Start de sa  mère ! Comme une revanche sur la société. (Tout ça pour ça, oui.)

 

50m plus loin je suis en tête. Jusque là tout est normal...

 

start.JPG

 

 

Je me fais doucement passer par 4 coureurs et me mets dans leurs pieds pour le premier coup de cul. Petit à petit je décroche et me fait passer par 2 gars dont on voit bien qu'ils n'ont rien faire devant moi. Je suis donc 7ème. Dans la plaine et tout seul. C'est bien la peine de venir jusque là, payer une inscription pour finalement courir tout seul. Au 1,5km, je récupère le 5 et 6 qui sont déjà en train de manger. Mais je l'avais dit, ça se voyait.  

 

Je suis à une centaine de mètres du groupe de 4 et toujours tout seul. Puis, mon oeil de félin de la course à pied, de renard de la pédestrie, d'ornythorinque de la foulée unipodale, me fait remarquer que Charles Ingalls est légèrement décroché du groupe et que la distance nous séparant se réduit comme le corps d'un lépreux dans la mer.

 

Je regarde à chaque kilomètre mes temps de passage qui se situent tous, à part le 3ème, en deçà de 3'30.

Sans accélerer, je reviens doucement sur Charles Ingalls qui couine un peu. Pour ma part les sensations sont bonnes, je m'applique sur ma foulée et sur son dynamisme tant que mes mollets déjà raccourcis me le permettent.

 

Aux environs du 5ème je récupère Charles ingalls qui ne s'accroche pas. Merde encore tout seul.

Je passe au 5ème en 17'20. Là, pour avoir une idée de mon temps final, je double le tout. Bon, comme ça ne me semblait pas crédible, il a fallu que je fasse plusieurs fois l'addition, doutant de ma glycémie cérébrale.

 

Coucou aux supporters, running joke avec le signaleur et c'est reparti. Il fait moins le mariole le Boubou dans les plaines, en faux plat montant, vent de côté et tout seul. Oui, il fait moins le mariole.

Alors que je ne voyais plus personne devant, je commence à entrapercevoir le 2 et 3 aux détours de quelques lignes droites. Mon oeil de fin limier, de vrai fumier ne me trompe pas, je me rapproche...

 

Hélas, au 7ème kilomètre je connais un important bug physiologique avec une réhausse des valeurs ventilatoires, un plafonnement cardiaque, entraînant une montée exponentielle de la douleur. Heureusement que la fin de ce kilo est légèrement favorable ce qui me permet de tromper le chrono. Ce qui n'est pas le cas du 8ème qui provoquera un effondrement des obligations d'allure. 3'41.

 

Au moment où bip l'autolap, un rapide calcul me fait dire qu'il me reste moins de 3'20 pour être sous les 35'. Arfff. C'est quand même chaud bouillant avec le coup de cul au niveau des rails et l'arrivée en côte (c'était un faux plat descendant au départ et maintenant c'est une côte. Bizarre). Mais je ne suis pas homme à renoncer devant la difficulté, fut-elle insurmontable, je préfère mourir debout couvert de sang que couché couvert de pisse. (je suis fan, je la sors dès que je peux). Je pose donc ma foulée si fluide, efficiente et puissante et pars à l'attaque du dernier kilomètre.

 

toujours-autre-0079.JPG

 

 

- Un regard lucide et volontaire sur le but à atteindre. (Flèche rose)

- Un visage relâché, décontracté pour ne pas perdre d'énergie inutile. (Rond noir) 

- Une ligne d'épaule (ligne bleue) parfaitement équilibrée et parallèle à la ligne du bassin (ligne jaune), permettant une translation et une transmission optimale de l'énergie. Ce grâce à un gainage maximale du tronc et une coordination bras-jambes (traits mauve), bas/haut et droite/gauche des plus remarquable.

- Une paire de testicules parfaitement décontractée et placée de tel manière qu'elle ne gêne en rien la gestuelle et le passage des cuisses prohéminentes. (Rond orange).

- Un pied d'attaque armé comme bien des pays souhaiteraient l'être (rond rouge), juste sous le centre de gravité, et à l'aplomb de la tête (ligne turquoise), qui est au centre du polygone de sustentation (le losange vert). 

 

Un truc de dingo.

 

KABOOM ! Je m'énerve !

 

 

enervement.gif

 

Grosse minasse de gueudin sur environ 2-3 mètres. Je ne lâche pas et attaque le bitume chaussé de mes Green Silence of Death,  je relance tant que faire ce peux, au gré d'une côte, d'un virage, d'une descente, d'une jolie fille. Dernier virage à gauche, je patine un peu, je ahanne, pousse sur chacune de mes foulées apercevant la ligne d'arrivée devant moi en haut de la bosse. A quelques encablures je vois le chrono, qui affiche, 34'56".

Ca va faire chaud.

Je ne suis pas homme à renoncer, et continue, on ne sait jamais.

 

Je m'effondre une fois la ligne passée après 35'10 de course.

 

Je ne peux que savourer ce temps, plus rapide de 50'' par rapport à mon précedent 10 bornes. Et finalement ces 10" de trop par rapport à ce que je m'étais fixé à mi course ne sont pas une mauvaise chose. Oui, elles permettent de rappeler que finalement je ne suis qu'un être normal. Un être comme vous qui rate parfois ce qu'il entreprend (Ou en tout cas qui ne les réussis pas complétement).

Car cela reste un NBR de fort belle facture qui vient objectiver les bonnes sensations qui sont miennes depuis quelques temps et qui prouve, si besoin était, que ma prépa marathon m'a été forte utile et m'a permis de passer un petit càp. (Vous noterez l'accent sur le"à", c'est pour finir par un bon mot, car j'en suis friand).

 

A+  

 

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 3 messages !
Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 19:09
- Publié dans : cas qui nique

Bon aller, j'arrête. Je vois que certains ont du mal à suivre et que mes derniers articles les dépassent un peu. Mais c'est normal, c'est ça le Bouboublog, du contre pied dans la gueule à tirlarigo. On se dit, "tiens, je vais lire la vie de merde d'un gars". On sait à quoi s'attendre, le cadre est pré-établie, on va lire un truc, c'est fait pour ça, mais non, BIIIM, y'a rien ! Truc de dinguo. Car sous couvert de raconter une vie faites d'épisodes trépidants, le Bouboublog cherche surtout à élargir vos perceptions.  

 

Car ici on dépasse la simple lecture, la simple mise en page, on dépasse les codes habituels du blog pour en explorer toutes les possibilités et créer la surprise. Il ne faut pas toujours rester dans un cadre simple mais toujours tenter de voir ce cadre sous différents angles et malgré sa rigidité en repousser les limites et ne pas ce laisser endormir par les conventions, ouvrir son esprit, élargir ses perceptions, être "aware". Nos règles étant souvent celles que l'on veut bien se donner.

 

(Ce petit interlude de philosophie vous a été présenté par la rédaction du Bouboublog en partenariat avec Philosophie magasine).

 

Ibiza2005.jpg

 

Ca me fait tout drôle. Cela fait un moment que je ne parle de rien à part de sport et d'entraînement? Je n'ai plus l'habitude. Signe que les choses ne se passent pas trop mal. Oh bien sûr il y aura bien un ou deux soucis par ci par là qui me poussent à aller chez l'osthé demain mais rien qui ne puisse véritablement vous intéresser. Si ? Ah bon d'accord.

 

Et bien, ressentant une résurgence de mes maux de 2007, ceux-ci me métérialisant pour l'instant par des tensions des psoas et des adducteurs, une contracture du pyramidal droit. J'essaie grâce à mon expérience, de gérer les tensions et d'anticiper les problèmes en : 

- prenant rendez vous avec le corps médical.

- m'étirant beaucoup.

- ne fractionnant pas à pied. Tout au plus des footings et quelques fartlecks pour faire genre.

 

Je n'attends pas vraiment grand chose de mon rendez vous de demain, c'est juste pour me donner bonne conscience n'étant pas retourné chez mon ostéo depuis 2008 ou 2009 avant mes 3 chutes (ayant plus d'une centaine de séances de kiné, je ne peux pas être partout).

 

Alors mis à part à pied, ces gênes ne me gênent pas au-delà de l'activité capesque, nageant et roulant tant que mon emploi du temps fait ce qu'il peut. C'est la raison pour laquelle, avant de me décoapter les ventricules le 11 au tri Watt Bike de Meudon, il se pourrait que, malgré mon entrainement aspécifique, je m'alignâsse sur le 10km de Bosc le Hard ce week end. Celui là même, où, l'an dernier, de mes foulées sveltes et aériennes j'établissais mon NBR en 36'28. (Rapiecé depuis de nombreuses secondes NDLR). En effet, 2 personnes différentes m'en ont parlé (oui, différentes parce que j'ai mis 2, sinon j'aurais mis "une seule personne" et elle n'aurait pas été différente puisqu'elle est toute seule) et la stèle qu'il m'avait promis pour ma performance n'étant toujours pas en place, je retourne là bas pour mettre les choses au clair. D'autant que bénéficiant de l'effet de surprise c'est dans ces conditions que l'on peut surprendre les plus gros.

 tumblr_ltksz0Afak1qb7kwmo1_500.jpg

 

Donc oui, la participation à cette course est en totale contradiction avec ce que j'ai écrit plus haut. Mais comme j'aime à le dire :

 

 be-yourself.jpg

 

''No Rules !" (Ce qui rejoint ce que j'ai dit plus haut. T'ain c'est pas un blog de merdeux quand même !)

 

A+   

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 0 messages !

L'auteur.

Né à l'âge de 2 ans en 1912. Boubou eu 5 ans en 1937, et très vite il comprit que sa destinée était de dominer le monde et de manger des Tuc. Dès lors, avec force et abnégation il s'astreignit à un travail de tous les jours afin de mettre en place son vil et sournois stratagème. Hélas, il mourra avant que la mission de sa vie ne s'accomplisse, puisque c'est dans un incendie en sauvant 7 personnes d'un immeuble en flamme qu'il rendra l'âme. C'est con.

 

Présentation du receuil de textes

 

"Le triathlon est un sport où à la fin il arrive toujours un truc à Boubou". C'est ainsi que fut défini le triathlon par les infirmières de la clinique du Cèdre. En effet, fort d'une physiologie, d'une génétique et d'une volonté hors du commun, Boubou à cette particularité de ne jamais pouvoir donner la pleine mesure de son talent.

Pour autant, d'inénarrables aventures vous attendent, de la violence, du sexe, du sang, de la gloire, de l'érotisme, de l'humour, du suspens, du stupre, des cours de médecine et bien sûr des performances fantasmagoriques (ainsi que des fautes d'orthographes).

 

Alors évidemment, il ne s'agira pas non plus de vous écraser en vous racontant ma destinée, le contraste avec vos mornes vies vous ferait paraître bien miséreux, non, son but est juste de vous en donner un petit aperçu qui soit suffisament parlant pour que vous puissiez à la fois vivre ma vie par procuration et que vous vous rendiez également compte que le gars qui est derrière ce blog n'est pas le premier venu... mais plutôt le premier arrivé.

Partenaires 2012 :

Eprex, mon partenaire sanguin : 

 eprex

 

 

 

 

 

 

 

Pour une deuxième vie après votre course : 

 

 logo-FDR

 

Pour un saison tranquille :

 

 logo

 

Cpam, notre meilleur investissement, c'est Boubou :

 

 cpam

Le spécialiste du sanibroyeur pour avant et après la course :

 

sanibroyeur

 

Registre des catégories

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés