Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 22:25
- Publié dans : Prépa
A l'instar de l'an dernier, et parce que je le vaux bien, je serai de la partie dès ce WE et pour une semaine pour le stage de MSA Tri en Ardèche.

Au programme donc, de la piscine, de la bicyclette et du jogging en compagnie de moults MSA Boyz. Et moi j'aime bien les stages, cela permet parfois de découvrir les us et coutumes de certains de nos camarades en dehors de la vie sportive.

 

tumblr_m2uptacml21qb7kwmo1_1280.jpg

 

 

Alors sportivement, fort de mon expérience Mendienne, où j'avais fini le stage avec le coeur délabré qui hésitait sur le moment auquel il devait se contracter, je vais tenter cette année de la jouer plus fin en étant pas à fond à chaque séance. Tant pis si je dois laisser partir des petits gamins que je sais que je peux les toquer.

 

Parce qu'au début j'hésitais, comme explicité suus-ditement, je ne voulais pas me retrouver dans l'état physio de l'an dernier avec le coeur qui fait "flap-flap" pas tout le temps quand il faut : Soit je faisais un gros volume comme l'an dernier (soit une trentaine d'heures) mais sans intensité, soit j'en faisais moins mais avec beaucoup de rythme. Voici donc les données du problème :

 

solving_equation_by_one_blondie.jpg

 

Ayant pas mal relâché la nata ces dernières semaines pour 2 raisons principales (pas de tri avant fin mai et un peu trop en forme en mars /avril à mon goût dans cette discipline) et une troisième qui veut que quand on a pas le temps on fait des choix, je compte sur le stage pour opérer une petite remontée en puissance dans cette discipline. Pour ce qui est du vélo, la qualité de mes parties vélocipédiques n'étant pas au niveau de mes attentes au regard des compétitions passées, le stage présente une bonne opportunité de remettre les choses au point. Pour ce qui est càpesque, étant en pleine progression, et les compètes pas trop loin du stage, je ne souhaite pas me cartonner la tête, l'activité étant la plus sollicitante physiquement.

 

Fort de toutes ces données, j'hésitais donc. Et je suis Normand, alors je pense couper la pomme en 2. Je donnerai la priorité à la qualité en càp pour ne pas trop en faire et au volume en nata et en vélo, sans pour autant me taper de lonnngues sorties qui me font chier (le véla c'est pas mon dado) et sans chercher non plus à atteindre un volume horaire sur la semaine.  

 

Enfin bon, tout ça c'est avant le stage bien entendu...

 

A+ 

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 0 messages !
Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 16:00
- Publié dans : C.R.Races
Une mèche de cheveux vole au gré du vent. Il a les yeux plissés tentant ainsi de les protéger des bourrasques fouettant son visage. Malgré cela son regard laisse transpirer sa concentration et le feu qui l'habite, atisé encore par le vent qui souffle sur Saint Pierre des Fleurs. Ses pommettes saillantes, son gros nez et les muscles de ses machoires fermemant serrés laissent deviner un homme dur au mal, éprouvé par les coups du sort mais dont il a toujours su se relever.

Il a la posture des grands jours. Droit, il accentue encore sa prestance. Son physique déjà fier est encore appuyé par la détermination que son corps laisse transparaitre. 

Il sait ce qu'il l'attend, il sait ce qu'il à faire. Mais avant il a envie de faire caca alors il va dans les fourrés avec ses petits mouchoires.

 

C'est donc à Saint Pierre des Fleurs que Boubou va manger le premier gros morceau de sa saison avec le championnat de Normandie de duathlon LD.

 

Il respire la confiance. La paraculaire aiguisée et fartée, le dérailleur arrière réglé au poil de cul, un peu de repos les 2 jours précédents la course, il n'a plus qu'à faire ce pour quoi il est né, ce pour quoi il a ce corps, ce pour quoi il s'entraîne si âprement. Il n'a plus qu'à leur défoncer la rate.

 

Après avoir fait quelques kilomètres sur son vélociraptor pour une ultime vérification, c'est vers le parc que Boubou se dirige.

 

A son entrée, c'est la colère et l'indignation qui viennent maintenant emplir notre homme. L'homme en noir et blanc lui annonce l'interdiction de la paraculaire pour cause d'un vent trop fort. Le temps d'une seconde Boubou tête baissée, regard haut, hésite à lui fracasser sa race, mais c'est avec un rictus qui en dit long qu'il relève la tête, fixant le bougre et tournant les talons. (Mais chié quand même !)

 

A toute hâte il retourne à son véhicule récupérer sa cosmic pour un rapide échange. Il croise Tom qui va également effectuer la même opération que lui. L'expérience et la gestion des aléas extra-course est l'apanage des champions. Guigui arrive marqué par l'affolement et la précipitation (il fait de l'huile en fait), quemandant deci delà de quoi manipuler une cassette. Nous sommes à quelques 15' minutes du départ.

 

Au gré d'une pirouette dont seul le sort à la possibilité et à quelques minutes du départ, le corps arbitral permet finalement l'utilisation de la paraculaire moyennant la signature d'une décharge (NDLR : "?!?!" )

Boubou se relaisse gagner par la colère et l'énervement. Il est maintenant trop tard pour effectuer une ultime inversion et prend faite et cause du matériel en place.

 

Faisant fî de ces boulversements, Boubou va effectuer quelques foulées et accélérations avant que ne soit donné le départ. Il sait que le vent et le froid vont mettre les organismes à rude épreuve, hélas il n'a pas pensé à ce munir d'une petite laine compétitive ou d'un quelconque t-shirt. Tout juste a t il eu la présence d'esprit de prendre ses manchettes.

 

Tentant de ce préparer au mieux à ce qui va suivre, il se permet encore quelques accélerations mais ce faisant, il ne peut se placer correctement sur la ligne de départ. Il trouve néanmoins un petit interstice à l'extérieur de la 2ème ligne derrière Aldebert. Avant le départ il se concentre, il se sait brave et pur, impavide devant les forts, humble devant les faibles. Il courra avec honneur. Il rage néanmoins à l'idée de ne pouvoir effectuer son Big Mother Fucking Start.

 

Et effectivement, sitôt le coup de semonce donné par le premier magistrat du village, Boubou est enfermé sur l'extérieur et Aldebert bouchonne. Il est obligé de temporiser et ne peux pas passer à l'avant course. "Mothafuck !" pense t-il.

 

120415_SPF_0557_2.jpg

 

La première petite boucle de 700 m est l'occasion de faire les groupes. Devant, les favoris, Leduey, Cadalen, The Butcher, Py et autres Meyrinck. A quelques mètres c'est le groupe des seconds couteaux. Aldebert, Tryoen, Martinou, Cinturel et autres Boubou.

 

Enfin, ils arrivent sur la grande boucle à parcourir 8 fois sur le total de la course.

Fort d'un esprit de compétition averti et fin tacticien, il aime le risque. Boubou a donc pris le parti de partir vite afin de disposer de quelques conccurents plus forts que lui pour se protéger du vent qui balaye la parcours de part et d'autre. Hélas, Eole les effraie et peu d'entre eux ont l'âme d'un guerrier, personne ne veux prendre le rythme à sa charge et tous se mettent derrière Boubou. "Mothafuck !" pense t-il à nouveau. Car effectivement il n'aime pas les pleutres. Aussi décide t -il de poser une mine pour prendre 10 m d'avance et ainsi les laisser se démerder tous seuls. Quitte à être face au vent, autant l'être seul.

 

IMGP5088.JPG

  (Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que la photo de Barbichouette respire le vent)

 

La grande ligne droite passée, il réintègre et se fond dans la masse du petit groupe. La foulée légère mais néanmoins dynamique, il observe ses conccurents directs essayant de deviner le degré d'intensité qui est le leur.

Au 4ème kilomètre, D. Avenne relance un peu le train et Boubou hésite à rester dans le groupe de peur de sur régimé. Mais une fois le virage en épingle pris, il n'a plus à se poser la question, le vent de face vient rebattre les cartes et mieux vaut ne pas être tout seul en ces endroits par trop ventés.

 

Hélas lors du ravitaillement, alors que Boubou faisait quelques pas de côté pour se désaltérer brièvement, le couars qui composaient le groupe dont il faisait parti, redoutant sûrementi une nette domination de ce dernier, en profite pour se lier et prendre quelques mètres d'avance. 

 

Le vent dans le visage, il ne peut contenir un petit sourire en coin, mélange de condescendance et d'assurance. Adapation et flexibilité ne sont pas de vains mots dans le vocabulaire Bouboutesque, aussi, après une brève analyse de la situation, il décide de temporiser légèrement pour ne pas hypothéquer le reste de la course à tenter de raccrocher le train devant. Certes, ils ont gagné la première bataille.

 

Dans les derniers 1500m, la casaque verte flashy d'Arnaud Cinturel rejoint Boubou tandis que celui-ci ingurgite un petit gel. Et c'est en compagnie d'Hillaire qu'ils rentrent à trois dans le parc après 35'40 de course.

 

Transition pas trop pourrave et Boubou et Arnaud sortent conjointement du parc.

 

Malgré des sensations pour le moins hésitantes avant la course, un essai peu concluant à Bois Guillaume, Boubou ne désespère pas d'effectuer un vélo solide et pourquoi pas, s'accrocher à Sieur Cinturel. Il a d'ailleurs le sourire aux lèvres car rapidement il récupère quelques outrecuidants l'ayant semés sur la partie càp. "Bataille 2" remportée par Boubou.

Làs, ce n'est  qu'une brève illusion. Après quelques kilomètres il se rend à l'évidence, malgré des muscles turgescents, des veines saillantes et une coordination et synchronisation musculaires à faire pâlir un horloger Suisse, il se fait légèrement distancer par son coéquipier. Pis, certains gros nuls le doublent ! "Bloody bastards !" est il obligé de penser.

 

Le sort s'acharne. Effectivement, alors que son dérailleur arrière était parfaitement réglé pour sa paraculaire, le changement de roue de dernière minute ne semble pas avoir été apprécié par ce dernier. Boubou doit en effet jouer du dérailleur et s'y prendre à plusieurs fois pour changer de vitesse.

 

Mais notre homme est loin de se démobiliser pour si peu. Il sait que tant que la course n'est pas finie, rien n'est fini, quand bien même un ou 2 gros costauds le dépose au vélo. (C'est lorsque le 3ème passera, qu'il aura enfin le bon sens de ce dire "Ah oui c'est vrai, y'a les relais".

 

Au gré des 3 premiers tours, Boubou reste régulier, mais le vent et le froid commence à faire leurs effets, il n'arrive pas à se réchauffer et l'organisme s'use à lutter contre les éléments. Le visage buriné par les bourrasque est désensibilisé. Hillaire le reprend et si Boubou arrive à tenir le léger différentiel d'allure sur plusieurs kilomètres, petit à petit, dans la grande ligne droite vent de face, il prend du retard.

 

photos-0107.JPG 

 

Puis c'est le rovalilois, Cirette qui le double. "BURNNNN ASSHOLE !!!"

Boubou ne peux y croire, pas lui, pas l'infâme Wilfried qui va lui rabattre les oreilles pendant 2 ans de cette course.

 

Il tente de garder son calme. Il a confiance en sa course à pied et à moins de 2 tours vélo à tenir. Hélas toujours dans cette grande ligne droite vent de face, Boubou reste impuissant devant sa Garmin indiquant difficilement 28 km/h là où, déjà à son mécontentement, elle en affichait 30 sur les premiers tours. 

 

Les relances sont moins pêchues, l'ascension de la côte moins agressive. Le dernier tour devient de plus en plus subi.

 

Il relâche dans les derniers kilo, concentré sur la deuxième course à pied. Tellement concentré sur les éléments extérieurs qu'il n'a pris qu'un gel et un peu de boisson énergétique durant le vélo.

 

Arrivé au parc, pose du vélo, enlevage du casque, enfilage des Green Silence Of Death (sans crampes), Boubou s'apprête à partir, mais il cherche vainement son bandeau. "Bullshit !" Il a disparu. Sûrement embarqué par un fan adulateur qui le mettra sous cloche sitôt après l'avoir léché afin de gouter quelques gouttes de sueur de son idole.

 

Boubou s'élance pour la fin de son tryptique.

 

IMGP5128.JPG

  

Il essaie de tromper l'évidence. Sa Garmin annonce 15km/h, c'est certes un peu rapide, mais sachant le début de parcours favorable, Boubou s'en accomode. Le vent et le froid le saisissent toujours un peu plus. Il espérait vainement que la partie pédestre le réchaufferai un peu. Il devine à quelques centaines de mètres les silhouettes déguiguandées de Cirette et Hillaire. Il tente de poser sa foulée, les mollets le tiraillent, les cuisses tentent difficilement d'accueillir chaque pose de pied mais c'est quotidien de tout Ironman qui se respecte.

 

Dans la côte, la gestion est de mise, il sent les crampes monter au nez de ses fibres musculaires. Malgré cette fine gestion, une fois en haut et malgré l'ingestion d'un gel, il sent ses forces l'abandonner. Il se traîne difficilement et sens que l'hypoglycémie est déjà présente. Le deuxième gel qu'il a sur lui ne change rien à la donne. Pire, sa faim est encore plus grande. Il se bagarre pour rester malgré tout au dessus des 13 km/h. Il sait que le ravitaillement approche et qu'il sera son ultime planche de salut.

 

A son niveau, Boubou prend le temps de s'arrêter, s'enfile 2 grands godets de coca et repart tranquillement.

 

L'effet est pratiquement immédiat. Il se sent ragaillardi. Alors certes, ce n'est pas tambour battant qu'il repart, mais les sensations sont bien meilleures, le Garmin repasse vers des valeurs un peu plus appréciables, d'autant que la descente du parcours va l'aider à se remettre dans le rythme. Il perd néanmoins encore une place au profit d'un coureur de Tri Sud, mais se sait trop juste pour tenter tout accrochage. Derrière, les poursuivants sont trop loin pour que Boubou est besoin de s'employer vraiment pour garder sa place. 

Il franchit la ligne d'arrivée en 2h51'24.  

 photos-0146.JPG

 

 

Malgré les moults vestes, t-shirt et autre polaire dont il se couvre dans le gymase, c'est plusieurs dizaines de minutes qu'il faudra à Boubou pour arrêter de grelotter. Marqué par la difficulté de la course, les traits tirés, les yeux creux, il tente de se poser un peu.

 

sieste.jpg 

 

En attendant les podiums ( car MSA Tri est champion de Normandie par équipe avec The Butcher, J.PY et A.Cinturel), et en discutant avec le reste de la Green team, il ne peut s'empêcher d'une brève analyse de sa course. Car il ne peut que constater, que malgré une première càp plus rapide que les précédentes années, le reste de la course ne l'est pas. Il trouve moults raisons afin d'essayer de tempérer ce triste constat. Un départ un peu trop rapide, un vent beaucoup plus présent que les années précédentes, une mauvaise alimentation au regard des conditions qui lui causa son début d'hypo. Mais la vérité est trop grande pour se laisser cacher par ces artefacts. Boubou c'est déchiré.   

  

Sans compter que si le temps final est sensiblement identique aux années précédentes, le classement, lui, ne l'est pas du tout. Ils progressent ces cons !

 

Mais Boubou sait rebondir sur les évènements tel un chinchilla sur un trampoline et déjà il lorgne sur le stage en Ardèche à venir et sur les prochaines échéances, car non, Boubou ne va pas s'en laisser compter si facilement.   

 

 A+

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 1 messages !
Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 19:10
La saison a déjà commencée et avant qu'elle ne se termine prématurément, je voulais faire diverses petites mise à jour, car à blog exceptionnel, tenue dudit blog irréprochable (Le choix des mots, des images, des interlignes, des sujets (moi), la mise à jour régulière, un choix musical pertinent, absolument rien n'est laissé au hasard et c'est ce qui fait le succès du Bouboublog avec pas moins de quelques visites tous les jours ! L'équipe de rédaction peut être fière d'elle). 

 

redaction-team.jpg

 

Donc pour ce bref article, un petit coup de fraîcheur sur le visuel du blog, l'annonce de mes partenaires pour la saison 2012 ou encore des nouvelles courses qui sont prévues au programmes.

 

Et pour ces dernières, j'avais déjà tenté une ébauche de calendrier ici, mais force d'évolution et de vision à long terme, il faut déjà le remettre à jour. Le voici maintenant décidé et arrêté.

 

Première chose. J'hésitais et je tergiversais dans le doute sur l'IM sur lequel j'allais tenter de reprendre un départ. Si le Chtriman tenait la corde en hiver, il l'a finalement gardée jusqu'au bout. J'ai pris la décision de m'inscrire il y a une semaine sur cette course où j'avais fait un beau DNS en 2010. J'aurais à coeur de prendre ma revanche à Gravelines.

 

Deuxième évolution. Je me suis incrit au half IM du côté du mans il y a quelques temps. Hélas, je ne fus pas assez prompt et me voila sur la liste d'attente. Fuck. Au cas où il n'y aurait pas suffisament de tocards qui se blesseraient d'ici là (je n'ai pas envie de faire jouer ma renomée pour passer devant eux), je m'alignerai finalement sur le sprint de Fains qualificatif pour la D3.

 

Pour ce qui est de mes partenaires 2012, les négociations furent longues et les tractations secrètes. Durant plusieurs mois, les intérêts financiers, le droit à l'image, la conccurence, etc. furent autant de points à négocier qui nécessitèrent du temps pour mes avocats et mes agents. Je sais que nombre d'enseignes sont déçus de n'avoir pu me signer mais je les emmerde. Vous pouvez trouver sur la droite de mon blog ceux pour qui j'ai renouvelé ma confiance et les nouveaux arrivés qui ont suffisament crachés au bassinet et qui, je n'en doute pas, m'aideront à franchir une nouvelle marche vers la postérité. Visitez leurs sites en cliquant dessus.

 

En guise de conclusion, un merci à Commanaman qui, grâce à ses talents de faux gaphriste, me permet de changer ma bannière et de faire comme si j'étais fort. 

 

En guise de teasing de ouf, à suivre d'ici peu, le C.R du championnat de Normandie de duathlon LD à St Pierre des Fleurs auquel je prendrais part le week end prochain comme les 2 années précédentes.

Avec ma nouvelle càp, je vais tenter de jouer la surprise sur les cadors de la spécialité. Brisage de reins en perspective...

 

tumblr_lxci2elgPA1r4keaao1_400.jpg

 

 

A+

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 1 messages !
Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 22:30
- Publié dans : C.R.Races
Veuillez excuser cet interlude qui fut nécessaire pour me faire à ce nouveau statut, mais je suis comme Jean Sébastien... I'm back ! . Reprenons ce récit si peu palpitant fut-il.

 

Je ne voyais donc rien, aveuglé par les larmes dont l'effet était amplifié par les secousses de la route. Malgré que je vois tout flouté, je prends bien soin d'éviter les plots, trous et autres caillasses jonchant la route et arrive sain et sauf à l'intersection qui marque la fin de la descente. Je peux enfin reprendre ma position "Through the wind" de mon Vélociraptor et mouline sur mon 54x11. La position sur la selle est des plus inconfortable. Cette dernière me frotte l'intérieur des cuisses (c'est une ISM), je bouge en permanence étant beaucoup plus bas que la normale avec cette selle inclinée.

 

toujours-autre-00271.jpg

 (regardez moi la gueule de la selle !)

 

J'arrive à la première ascension, là où je m'étais dit," Mon coco, c'est là qu'il faut faire la différence !" Pis bon, j'avais pas la giclette, j'étais pas super bien au niveau sensation, beaucoup de danseuse, de position assise, j'hésite, alors je me suis dit, "C'est pas grave, tu feras la différence plus tard". Au sommet j'arrive non sans mal à passer la plaque (c'est pas une question de mécanique, plutôt mes cuisses qui n'étaient pas vraiment pour). Bon, là je me fait cette remarque à moi même, que je n'ai vraiment pas envie de courir. Je suis déjà taquet et j'ai pas envie de l'être encore plus à pied. Ca m'inquiète un peu niveau motivationnel. Il est rare qu'en plein milieu de la partie vélo, la partie càp me vienne à l'esprit et me rebute de la sorte.

 

Je réembraye un peu, pif paf, 2-3 virages et direction la descente. Arffff, ça c'est chiant les descentes. Alors que je commence à regagner de la vitesse, je décide de me la jouer chanteur de Gorod que j'ai "entendu" la veille, et veux gueuler comme lui. Bad idea. Je me vomi sur le bras. (Note pour plus tard, ne pas manger trop tard avant la course). Je sais la descente moins technique, mes yeux ont séchés, alors j'y vais un peu plus (toute proportion gardée).

Virage à droite en bas et deuxième ascension.

 

Alors à l'entraînement je sais que je peux la monter sur la plaque. Mais c'est à l'entraînement. En compète je ne suis pas sûr que ce soit avec elle que je mette le plus de puissance, surtout si je dois courir derrière. Je mets donc la petite et monte en me disant : " Mon coco, c'est là qu'il faut faire la différence !" Pis bon, j'avais pas le coup de pédale, pas le bon feeling avec l'effort, alors je me suis dis ''C'est pas grave, tu feras la différence plus tard". Je remets la plaque un peu trop tard et arrive sur le plateau. Passage des quelques intersections et j'arrive rue de la Haie. Là je me suis dit, "Bon, là tu fais la différence !" Mais y'avait pas beaucoup de vent, alors ma position "Through the wind" n'est pas d'un grand effet, le revêtement de la route est vraiment trop pourri pour bien se poser, bref je me dis que ce parcours n'est vraiment pas fait pour moi, il est vraiment trop technique.

 

A l'approche du parc, je temporise un peu, enlève mes pompes, fait une petite roue arrière devant les spectateurs pour le fun...

 

roue-arriere.jpg

 

...et me fait surprendre par la ligne de pied à terre qui a été avancé de plusieurs dizaines de mètres par rapport aux années précédentes et placée dans un virage. Je descends comme un papi. Cours au parc, demande aux gars qui papotent devant mon emplacement de se pousser et là, grande première ! Pas une crampe quand j'enfile mes pompes. Rien dans les mollets, dans les ischios non plus, rien dans le quadri. Je suis un peu interloqué.

 

BURNNNNNN ! Je sprinte pour sortir sous les hourra de la green team. Moults virages jonchent le début du parcours, c'est nul, dur de poser ma foulée. Enfin une ligne droite, "tac-tac-tac-tac" font mes Green Silence Of Death. Rapidos, je me dis, "je suis peut être parti un chouilla vite". N'ayant pas ma Garmin, je décide de ne pas chercher à gérer quoi que ce soit et juste de me laisser guider par le talent...

 

120401_BGB_0203_2.jpg 

 

Ce qui fait qu'au final je reste sur mon allure. Fin du premier tour, je passe devant quelques supporters vert sûrement complétement imbibé... d'acide lactique, et reparts pour mon 2ème.

 

Alors je n'ai aucune sensation de vitesse. Je veux dire que j'ai aucune idée de si je vais vite ou pas. Au niveau gestuelle, foulée, je me sens très bien, mais je ne souffre pas suffisament pour me dire que je vais vite, je ne suis pas à l'agonie comme la plupart des fois, où je me dis, "là, c'est bon, tu dois être taquet". Je ne peux pas aller plus vite, mais je ne souffre pas comme j'ai déjà souffert. C'est une sensation assez bizarre qu'il m'est difficile d'expliquer et qui fait qu'au final, je ne sais pas du tout c'est si c'est une bonne ou une mauvaise càp.

 

Alors que j'embraye sur mon dernier tour. Le speaker tente d'annoncer mon passage. Cela fait bientôt 10 ans que je suis dans la ligue, que je règne sur les parcs, pourfandant de mes runnings les reins de mes adversaires, anéhentissant à grands coups de paraculaire la moindre rebellion et lui, le speaker "professionnel", qui squat les animations de la région ne me reconnaît pas, ne sait toujours pas mon nom ! Profane...

 

J'en fais fî et trace ma route pour les ultimes méandres de ma course. Pousse sur mes runnings, halète un peu, prends mes virages à la corde, relance en essayant de ne pas patiner.

Derniers hectomètres, un coucou aux spectateurs en furie et je passe enfin la ligne.

 

- ''Tiens, tu vas par là doucement, tu souffles et tu fais des étirements pour récupérer."

- "Ecoute tocard. Je suis éducateur sportif professionnel de père en fils depuis 2005, je fais du sport t'avais pas encore bu ta première bière, alors tes conseils d'apothicaire d'opérette tu te les fous dans l'os".

 

T'ain les secouristes feraient mieux de rester dans leur camion. 

 

Une brève récup (sans étirements parce que je nique la société).

 

fuck-society.jpg

 

Je félicite The Butcher pour sa victoire, discute avec mes faire valoirs en attendant les résultats officiels. je ne sais pas du tout à quoi m'attendre, je n'ai aucun repère ayant couru seul toute la course (J'ai oublié de précisé dans le précédent article que je ne suis pas parti avec la première vague regroupant tous les costauds mais dans une des vagues suivantes ce qui fait que j'ai fais la course alone) et ayant eu quelques soucis à vélo, je suis dans l'expectative. J'entends bien quelques "Franchement on aurait dit Dieu déguisé en Boubou" ou "Y'avait un remake du film Flash non ?" 

 

Ils tombent. 11ème en 59'57. Je ne dissimule pas ma surprise et affiche un léger air condescendant parce que je le vaux bien. Je n'ai pas encore les temps intermédiaires et attendrais qu'ils paraissent le soir sur www.cb2000.fr tandis que je tentais d'écrire mon article.  

 

C'est par la suite que ma surprise prendra toute son ampleur. En effet, je vois 7'16 pour les 500m de nata. Bon bof j'aurais du faire mieux au regard de ce que je fais à l'entraînement et ce que j'ai déjà fait à BG. J'ai hésité à le faire en poings fermés et finalement j'aurais peut être dû.

 

Le temps vélo est à chier par terre. 35'35". C'est le plus mauvais temps que j'ai jamais effectué sur cette course. Certes j'ai connu quelques pépins méca et les travaux de la première descente ne facilitaient pas les temps canons, mais cela reste une bonne déception.

 

Mes yeux se portent alors sur mon temps càp... Je reregarde où se trouve mon nom et suis la ligne jusqu'a mon temps càp. Je rereregarde où se trouve mon nom et suis la ligne jusqu'au temps càp. Je rerereregarde où se trouve mon nom et suis la ligne jusqu'au temps càp. Je vais voir Mme Bouboute...

 

- "Bon, tu te la joues tranquille maintenant, je fais le 5ème temps càp de la course en 17'06, alors respect."

- "Et c'est bien ?"

- "Tch, mpfhh, comment oses tu ! Moi qui me galère à descendre sous les 39' sur CD, moi qui perd toutes mes places sur la càp lors des tris, moi qui n'est pas couru de aout 2007 à fin 2009, qui contracture de partout à chaque fois que je force, je fais le 5ème temps càp en 17'06 sur 5km, sur un parcours vraiment lent, j'améliore mon temps càp de 1'06 et toi tu oses me dire : "Et c'est bien ?" Jeune impie !"

 

Alors certes, j'avais la certitude d'avoir progressé à pied suite à mon 10 km et suite à une séance effectuée durant la semaine, (et malgré Meudon ;o) mais quand même, la surprise me déchausse les chicots. Il va falloir que je supporte ce nouveau statut, cette nouvelle étiquette de "coureur", moi qui ai toujours eu comme point faible la càp, serait elle en train de devenir mon point fort ?

 

Réponse à St Pierre des Fleurs...

 

A+  

 

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 4 messages !

L'auteur.

Né à l'âge de 2 ans en 1912. Boubou eu 5 ans en 1937, et très vite il comprit que sa destinée était de dominer le monde et de manger des Tuc. Dès lors, avec force et abnégation il s'astreignit à un travail de tous les jours afin de mettre en place son vil et sournois stratagème. Hélas, il mourra avant que la mission de sa vie ne s'accomplisse, puisque c'est dans un incendie en sauvant 7 personnes d'un immeuble en flamme qu'il rendra l'âme. C'est con.

 

Présentation du receuil de textes

 

"Le triathlon est un sport où à la fin il arrive toujours un truc à Boubou". C'est ainsi que fut défini le triathlon par les infirmières de la clinique du Cèdre. En effet, fort d'une physiologie, d'une génétique et d'une volonté hors du commun, Boubou à cette particularité de ne jamais pouvoir donner la pleine mesure de son talent.

Pour autant, d'inénarrables aventures vous attendent, de la violence, du sexe, du sang, de la gloire, de l'érotisme, de l'humour, du suspens, du stupre, des cours de médecine et bien sûr des performances fantasmagoriques (ainsi que des fautes d'orthographes).

 

Alors évidemment, il ne s'agira pas non plus de vous écraser en vous racontant ma destinée, le contraste avec vos mornes vies vous ferait paraître bien miséreux, non, son but est juste de vous en donner un petit aperçu qui soit suffisament parlant pour que vous puissiez à la fois vivre ma vie par procuration et que vous vous rendiez également compte que le gars qui est derrière ce blog n'est pas le premier venu... mais plutôt le premier arrivé.

Partenaires 2012 :

Eprex, mon partenaire sanguin : 

 eprex

 

 

 

 

 

 

 

Pour une deuxième vie après votre course : 

 

 logo-FDR

 

Pour un saison tranquille :

 

 logo

 

Cpam, notre meilleur investissement, c'est Boubou :

 

 cpam

Le spécialiste du sanibroyeur pour avant et après la course :

 

sanibroyeur

 

Registre des catégories

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés