Les quelques jours précédents mon départ pour mon lieu de villégiature avaient pris au gré du temps, une tournure toute positive. Les entraînements pratiqués, de quelque type qu'ils soient, ne m'avaient apparement laissé aucune séquelle, le soleil commençait à faire apparaître le printemps et comble de chance, je m'affranchis de mes 3 dernières heures de boulot, permettant ainsi un départ anticipé vers la douce quiétude ensoleillée de la Croix-Valmer. Et c'est sitôt rentré, que nous prîmes place dans la Boubouse car.
Mais elle était là, elle rôdait. Ne me laissant que quelques moments, quelques jours de tranquilité afin sûrement de provoquer en moi une baisse de vigilance, un factice retour vers un état d'homéostasie me laissant espérer un proche retour dans le monde sportif. Et effectivement j'y croyais, à mon retour proche.
Les quelques premiers 450 km effectués qui marquaient la fin de notre première étape, nous conduisaient à Beaunes, cité triathlétiques s'il en est. L'heure est tardive pour notre arrivée. Tout à la fête de pouvoir enfin m'étendre sur ma couche, je négligeais les quelques douleurs fessières dût, sans nul doute, aux longues heures d'autoroute. Nous étions déjà le lendemain et je ne laissai guère de temps au marchand pour me refiler son sable. A son arrivée, je dormai déjà.
A peine réveillé, mon pied n'avait pas encore toucher le sol que je la senti. Elle était revenue, incidieuse et silencieuse, se glisser en moi. Elle m'enserrait, m'étreignait la hanche droite comme à ses plus beaux jours. Ce que j'avais mis des mois à vaincre était revenu en quelques heures... Je ne pouvais que laisser paraître mon exaspération seul exhutoire à l'accablement qui était désormais le mien. Mais la route était encore longue je devais faire fit de mon adducteur, de mes fessiers et autres ischios. Heureusement prévoyant, je m'octroyais durant la route quelques stimulations Compexiennes et autres massages afin de commencer à relacher le tout.
Alors que nous nous enfoncions toujours plus en la France, le soleil se para derrière toujours plus de nuages qu'il faisait venir à grandes rafales de vent. L'acceuil chaleureux qui nous était fait à notre arrivée n'éclipsait pas la fraicheur, relative, de la météo ainsi qu'un vent apparemnt typique du sud.
Et effectivement c'est pendant 2 jours qu'il plu pratiquement sans discontinuer. De quoi se morfondre pour n'importe quel Normand ayant descendu quelques 1000 km pour rechercher quelques Celsius et UV. Mais ce n'était pas mon cas. Ou en tout cas, cela ne concentrait pas tout mon attention. Mon état physique était encore amoindrit par un mal de crâne récurrent ainsi qu'un état général déficient. A cela ajouté la météo et à mes douleurs revenues, mes vacances ne s'annoncaient pas sous les meilleurs hospices malgré que nous soyions passés à Beaunes.
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, alors qu'une accalmie nous permettait de fouler le sol humide pour quelques minutes de promenade, le hasard (?), ou bien une surveillance de tous mes faits et geste de sa part, nous fit tomber sur... David le Sanglier et ses petits marcassins! Lui qui habite à quelques km de chez moi en Normandie venait me suivre à plus de 1000 km de là ! Alors je pose la question. (Et vous, vous posez l'opération) Quelle était la probabilité que 2 personnes d'un même club se retrouve le même jour (sur 365 !) au même moment (1440 minutes dans la journée !) au même endroit (549 000 000 m² !) ? Hein ? Je vous laisse calculer. Truc de dingue.
Bref, excusez l'aparté, je reprends le fil de l'histoire et le déroule.
Les 2 jours de pluie si malheureux qu'ils soient pour des vacanciers me permettaient néanmoins de me soigner, ce qui me permis le lundi soir de tenter l'impensable. Courir 30' ! Truc de dingue. Une course à pied libératrice et rassurante. Je faisais fis de mon mal de tête toujours présent et envisagais déjà de sortir mon Lucien, du voyage avec nous également, le lendemain. Evidemment un bonheur n'arrive jamais seul, et mon pneu arrière était à plat. Normal, crever lorsque le vélo est au repos est la panacée de ceux qui ne roule jamais. Je pus réparer avec ma (seule) chambre emportée pour l'occase. Je partais donc au petit bonheur la chance avec la ferme intention de ne pas percer car sans alternative de réparation. Les 1h30 furent dures mais bonnes, mais dures. Et c'est sous un soleil flamboyant (pour un normand, j'entends) que je reprenais mes couleurs d'antan, du temps où, je nageais en extérieur.
Je ne m'en laissais pas compter et dès le lendemain je me rendais à la piscine du village pour 50' d'une natation sous un soleil toujours plus resplendissant. Je saisi même l'opportunité de me mesurer à un jeune nageur apparement de très bon niveau (puisque médaillé d'or en papillon selon lui). Et je ne résistais pas à me mesurer contre ce jeune garçon d'une dizaine d'année et au court des 2x25 m de course épique, je lui mettais une énorme branlée !!! J'allais pas laissé gagner un mioche ! 'culé ! :o))
J'étais toujours dans le doute quant à l'état de ma hanche et c'est dans cet état que je chaussais mes runnings le jeudi pour 30' de plaisir intense qui me menaient au bord de mer, sur la plage...
Cette petit promenade au rythme d'une foulée pas trop pourrie me fut d'un grand plaisir bien que frustrante de part sa courte durée. Et c'est avec autant de plaisir que j'allais prendre l'apéro chez David. Un apéro qui faisait suite au nombreux précédent. :os
Mais déjà vendredi arrivait synonyme de départ. Je ne pouvais repartir sans rechevaucher Lucien. Et c'est pendant 1h30 que je me déboitais les artères aux rythmes des côtes, cols et autres coups de cul qui m'apparaissent à postériori comme inadaptés à mon niveau du moment.
17 h, heure du départ. 1030 km à effectuer. 3 petits arrêts, une séance de compex pour mes fesses et 10 heures plus tard, nous voilà à MSA. Good job !
Je ne me laissais pas envahir par la fatigue et à 14h j'étais au rendez vous club pour une petite et légère ballade régéneratrice. Mais je me laisais pousser des ailes et déjà je suivais les roues de quelques triathlètes aguéris et préparés. Si les premières 15' qui eurent été bien suffisantes pour moi ce passaient très bien, il faut savoir raison garder et j'aurais du me garder de continuer sur la 2ème série. Au bout de la 13ème minutes. Une légère tension se fait sentir et monte le long de mon bas ventre. Elle enserre doucement mon psoas gauche et avant que je ne puisse réaliser ce qui se passait, elle contrit le muscle en un point et me fit relâcher l'effort. Je rentrais doucement chez moi en 45' juste le temps pour percer a l'arrière et rentrer sur la jante. (J'aime pas changer pas très loin de chez moi). Il y a des jours où l'on ferait mieux de rester coucher. Surtout lorsque l'on a dormi que 6h.
J'ai légère hâte de retourner voir mon kiné pour un diagnostic.
A+
P.S : Pour la première fois depuis la création de ce blog, et j'espère qu'il en saisira toute la portée, je dédicace cet article. Je donne cette considération à Jeff d'être le premier et pour l'instant le seul à recevoir l'insigne honneur d'une dédicace. Comme un hommage et pour lui rappeler qu'au bout de chaque tunnel il y a un petite lumière.... (o;





(Petite image a l'intention de quelqu'un qui se reconnaîtra ;o))
