Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 10:00
- Publié dans : C.R.Races
 
Avertissement : Suite à une injonction du CSA, je me vois maintenant dans l'obligation, lorsque cela sera nécessaire, de vous informer que le texte qui va suivre, si il est effectivement tiré de faits réels, est pétri de mauvaise foi et de second degré. Merci de votre compréhension.
 
Déjà, direct j'ai fixé mes semelles. Oui parce que c'est aussi ça le professionalisme. A un moment on arrête de se tirer sur la bézette (Guigui's dialect) et on utilise son expérience, on prend du recul sur les évènements, donc CLAC ! j'ai mis du double face sous mes semelles. Pourquoi ? Ah bah oui, mais si vous suivez pas toutes mes aventures, c'est sûr que vous n'allez pas tout comprendre. Nan, parce que moi, je balance pas un article qui parle de ça, un autre qui parle de ça, y'a une complémentarité entre eux, une logique, les uns sont imbriqués dans les autres (comme papa dans maman en fait), c'est aussi comme ça que ce blog peut se targuer d'être LE blog, y'a pas de hasard, faut se rendre à l'évidence. Alors c'était un double face classique, qu'on trouve à peut prêt partout, c'est pas vraiment important pour le C.R, je ne vois pas pourquoi vous vous préoccupez de ça.
 
J'avais vraiment envie de la jouer gros slip avec la para/3 bâtons, mais au regard de la météo prévue, c'est avec le p'tit slip que j'arrive à Evreux pour la deuxième partie de mon diptyque. A première vue peu de séquelles physiques de la veille, pas de courbatures, mis à part aux mollets, mais j'ai l'habitude. Un peu rouillé lors de l'échauffement, mais rien de rhédibitoire semble t il.
 
Je retrouve les autres membres de la green team dont certains qui commencent à vouloir me déstabiliser en me décrivant le parcours vélo et ses aléas.
 
-"T'as bien fait de changer de cintre"
-"Hannnnnn, fait chier..."   
 
Mon vélo se fera donc en mode molo/survie.
 
Le recul de 30' du départ me permet justement d'aller faire un petit tour à vélo pour reconnaître le début du circuit et me faire incendier par une vieille bouseuse ayant voulu me doubler de manière assez impromptue et ayant échappée de peu au carton avec une autre voiture. "Aller ferme ta gueule et roule ! Ah bah non t'as callé ! lol"
 
Voila de quoi mettre en confiance avant la course.
 
Retour au parc, prépa du matos, coucou à Le Coach, échauffement des cervicales, enfilagement de la combie, remontage des testicules, photos, et direction le lac de la Noë riche en oligo-excréments et en urinium où nous pourrons nous ébattre et nous débattre.
 
20-252005-25202012-2520-25286-2529.JPG
 
Bon c'est pas l'eau de Jumièges à 13°, mais quand même, c'est frisqué même avec la combie. Moi ça me tire les chaires l'eau froide comme ça et ça m'assèche la peau, résultat, je suis obligé de bien m'hydrater avec de la crème après. Nan mais parce que sinon, ça tire de trop et je ne retrouve pas ma peau de bébé. Je ne sais pas si ça vous fait ça, vous ? Hein ? On s'en fout ? Bon... 
 
Un petit échauffement pour se rendre jusqu'à la ligne de départ. Et le départ des féminines est donné. Le notre est censé être donné 10' après. Censé. 
 
Oui parce que le parcours c'est 2 boucles et que chez les filles y'a Emeu, et les 750m en 10' elle le fait tous les jours. Alors avec P'tit lapin on essaie de faire comprendre aux arbitres, que ça va pas le faire qu'elle va arriver quand on va partir et que c'est pas une bonne idée.
- "Mais non ça va le faire"
- "Nous on en pense que non, y'a Emeu"
- "Oui, mais non, on est obligé pour le chrono, tout ça..."
- "Ok" 
 
Pis bon quand ils ont vu qu' Emeu allait arriver sur le sable pour sa sortie à l'Australienne au moment où on allait devoir partir, bah finalement, le chrono on s'en fout.
- "Bon, euh... départ dans 30 secondes !!! Nan dans 15 !"
 
"Pout... POUEEET !"
 
20-252005-25202012-2520-252820-2529-copie-1.JPG
 
Là vous vous dites, ça sent le Big Mother Fucking Start ! Et bah non. Comme la plage est large et que la première bouée est loin, pas besoin de m'extraire rapidement de la masse. Donc je pars vite mais ne les laisse pas sur place non plus. Il faut aussi savoir préserver sa santé car un BMFS peut laisser des traces à vie.
P'tit lapin se met dans mes pieds. Je lève la tête je suis à l'avant, les premiers sont juste à ma gauche. Je décide donc de prendre un virage assez sec pour prendre les pieds. Oui, parce que ce n'est pas le tout d'avoir un gros physio, des gros bras, il faut aussi savoir "lire la course", se repérer et se placer dans le pack, accélerer quand c'est nécessaire, bref, je vous raconte ça, mais je ne sais pas si ça vous parle.
 
Jusqu'au premier virage, ça ne fonctionne pas trop mal, mais à la bouée, ça tabasse un chouilla, hop je regarde ce qui se passe, et reconnaît le style gracieux et tout en finesse de la nage de Jérem. Je dis banco et me planque dans ses panards. Je z'yeute avec attention les cygnes qui sont dans le coin, car certains triathlètes du sprint du matin, dont Val, se sont fait  attaquer et mordre et je me dis que si ils remettent ça, y'a de fortes chances que ce soi pour ma gueule. Mais ils restent tranquilles pour ce premier tour. Direction la plage pour la sortie à l'australienne. Le groupe c'est un peu éparpillé, je ne sais plus trop où on en est, mais le fait de voir Tom à ma droite me rassure.
 
Petit tour sur le sable et back to the eau. Arfffff, le plongeon et la reprise de nage a du mal à être digérés et je suis à 2 doigts de ne pas revenir sur Jérem. Mais je m'invective et me motive, sprint sur quelques mètres et m'abrite à nouveau, lâchant le triathlète qui était dans mes pieds. (Franchement, qu'est ce qu'il croyait ?)
 
2ème tour sans embûches, je surveille les cygnes, mais aucun signe d'attaque, je me signe pour remercier la providence.
Derniers hectomètres, je réactionne les jambes un peu bloquées par le froid.  
 
Sortie de l'eau au cul de Jérem et de Tom juste devant. Donc à priori 9ème avec la tête a une trentaine de seconde.
 
Je saisis mon vélo toujours juste derrière jérem, monte dessus et actionne mes muscles cuissales, je double Jérem qui est dans les fourrés. Les premières sensations ne sont pas trop mauvaises, et j'arrive à crocher Jérem qui m'a repassé. En tout cas, jusqu'à la côte où ce dernier prend un peu plus le large. Au sommet en compagnie de Bouvet, je bourre pour essayer de revenir et si cela fonctionne un peu, ce n'est pas très probant pour autant. 
 
C'est alors que le parcours va jouer contre moi. Ce sur quoi on m'avait mis en garde se révèle exact. Virages tous pourris succèdent aux descentes vertigineuses. Boue et gravillons, jonchent le sol ce qui à pour effet de me laisser sur place.  Au gré d'un petit coup d'oeil vers l'arrière, je remarque un petit groupe de cyclistes dans lequel je reconnais la casaque de Guigui.
 
Je me dis, "Bon, j'ai suffisament d'avance pour finir le premier tour avant qu'ils ne me reprennent".  2 virages plus loin, je me fait doubler... Putainnnnnnn.
 
20-252005-25202012-2520-252874-2529.JPG
 
Arguant de la situation et aspirant à d'autres résultats, je n'ai d'autres choix que de me faire craquer les jointures pour suivre. Le but sur le reste du parcours vélo, se résumera donc à ne plus lâcher le groupe de 5 vélos (Guigui et Kéké, Didier de VdR, Boullier et un gars de Houilles) qui m'a rejoint. Si cela ne me pose pas trop de problème sur les grands lignes droites qui heureusement sont présentes en nombre, je cède plusieurs dizaines de mètres à chaque virage où après chaque descente. m'obligeant à faire un gros forcing pour revenir après chacun d'entre eux, tout en espérant ne pas trop hypothéquer ma càp à suivre. Sur la fin du parcours, je cède dans les 200m sur un enchaînement de virages. Pas d'hésitations, le parc se rapproche il me faut revenir au plus près, je mets le feu à mes cuissoux pour revenir au plus vite, mais le passage chaotique en ville ne s'y prête vraiment pas. Néanmoins à quelques centaines de mètres, je reviens sur eux. Mission réussie. Haaaaarglfff... (C'est une sortie d'expiration ahanante qui exprime que le contentement et l'épuisement).  
 
Quelques secondes de répi avec les derniers mètres avant la transition et déjà nous mettons pieds au sol, on m'annonce 13 ème.   
 
Je galope à mon emplacement à côté de Guigui. Le speaker nous annonce déjà vainqueur par équipe. Certes avec 5 gars dans les 13, cela semble bien parti, néanmoins, tout reste à faire. Pour ma part j'espère toujours faire une bonne càp malgré les efforts parfois inconsidérés effectués sur le vélo.
 
Pif pouf, je double Didier dans le parc, Kéké à la sortie du même parc, puis quelques encablures plus loin, Guigui et le gars d'Houilles.Les sensations sont à priori bonnes. Le début du parcours est vraiment tout pourris, dans l'herbe et dans le sable, difficile de poser sa foulée. Une fois sur la route, je vois Jérem non loin de moi. C'est bien la première fois que je suis si près de lui en càp. Mais rapidement les choses rentre dans l'ordre et je ne le vois plus. Je pose ma foulée et surveille derrière moi, mais le Houillai (?) et Didier lâchent du terrain. Devant Jérem et Pierrick sont à la bagarre. Il va donc falloir courir tout seul. Je passe au 4ème en 15' pile. Bon, c'est pas trop mal si je peux tenir l'allure.  
 
Pendant que je cours je me fais cette réflexion que mes A5 sont vraiment des charentaises. Je n'ai jamais eu autant de confort sans chaussettes, c'est même mieux sans chaussettes qu'avec, un vrai plaisir que de courir dedans, sans parler du dynamisme de la shoe. Enfin attention. Je dis ça, je parle pour moi, je pense qu'il faut quand même avoir un minimum de niveau pour en tirer quelque chose, c'est de la pompe de haut niveau quand même. Ce que je veux dire, c'est ne vous précipitez pas dessus, elles ne vont pas vous servir comme elles me servent à moi.         
 
Fin du premier tour, j'ai maintenant une bonne avance et je me sens bien et c'est vraiment la première fois sur un CD que j'ai de bonnes sensations et que mon état me permet de "faire ma course". Comme quoi tout arrive.    
Un tour non loin de l'arrivée, coucou aux supportrices, et je repars derrière la belle batîsse et... je ne sais pas ce que je branle, je rate quelque chose, je ne sais pas et je me trouve face à... rien. Des barrières mais je ne vois pas le chemin à suivre. Je m'arrête et demande aux quelques personnes présentent par où il faut aller. Un gars apparement un peu aviné  me répond qu'il à vu des gars courir "dans ce sens là". Fuckkkkk ! Je fais un vieux demi tour, repasse les barrières et reprend le chemin. Vénère je me retourne et le Houillassait en à profité pour se rapprocher dangereusement. Motherfuck !
 
Je repars "vite" mais la course dans l'herbe ne me va pas du tout. J'attaque talon et assis pour assurer mes appuis, aucun dynamisme au sol, ça m'épuise complétement. J'ai hâte de retourner sur le bitume, même si c'est pour se taper la côte.
Je commence maintenant à doubler quelques conccurents dans leur premier tour. "Putain, poussez vous merde, je cours  !!!" Font chier. (Sauf le gars qui m'a encouragé en me traitant de Big Mother Fucker, lui il est sympa ;o)
 
20-252005-25202012-2520-2528104-2529.JPG
 
J'ai repris mon avance sur le Houillassien, c'est bon. Je vois qu'il ne devrait pas revenir. Je vais même finir par doubler un certain Heinrich qui était devant moi. J'hésite à le regarder avec un grand sourire quand je le passe, mais je sais me tenir. Je ne lui fais qu'un doigt dans son dos.
 
Je suis maintenant pratiquement sûr de finir à cette place, mais ne me permets pas pour autant de relâcher mon effort, d'autant que cela me permet de me faire une bonne séance pour Troyes. Je me retourne donc la couenne pour le plaisir (parce que franchement, là j'avais du plaisir à me faire mal, alors que d'habitude sur CD pas du tout, je subis à chaque fois). C'est le 9ème kilo passé que je relâcherai un peu pour faire genre, "ok mon gars tu peux gérer t'as mis une pilule à ce qu'il y a derrière".  
 
C'est donc avec une grande satisfaction que je franchis la ligne en 8 ème position (comme l'an dernier sur le sprint me semble t il, devant ce même Houillassoi qui avait fini devant moi l'an dernier). Non pas qu'il y ai à se relever la nuit de faire 8ème sur une course, mais je suis satisfait de MA course. Enfin une course sans "trou" dans une activité, une bonne nata en lac (ça faisait un moment), un vélo très correct sur un parcours technique (ce qui pour moi est généralement rhédibitoire), et une càp qui me serait apparu complétement irréelle il y a encore un an.
 
Puis bon accessoirement, j'ai remis Will de VdR à sa place (derrière moi), on gagne le titre de champion de Normandie par équipe chez les hommes et les femmes, Tom fait 2, Emeu écrase tout pour faire et Tibo arrive même à enfiler la veste vélo d'Arthur, belle journée pour MSA Tri.
 
 20%252005%25202012%2520%2528179%2529-copie-3
 
Bref à l'image d'Hannibal Smith dans l'agence tout risque ou de Will Smith dans Independance Day qui se fument un petit cigare après la réussite des opérations, je me la joue Boubou Smith et me fait un bon petit Kinder Bueno, parce que j'adore quand un plan se déroule sans accrocs. 
 
A+
Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 1 messages !
Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 23:34
- Publié dans : C.R.Races
Première étape de mon diptyque sportif du week end sur l'aquathlon super sprint de Dieppe. J'y vais pour le plaisir et pour faire du rythme, en plus c'est cool, il ne fait pas trop moche, le petit pique nique en famille au bord de la mer, c'est gratos.
 
Au retrait des dossards, je vérifie ma vague de départ et ma ligne d'eau (puisqu'en piscine de 50m). Et comme je m'en doutais, "on" à privilégié les locaux et mis ceux pouvant voler la vedette à ces derniers en difficulté. Je suis donc en 2ème vague, donc 45' de moins de récup pour la finale que la première vague et ligne 1 alors que l'entrée du parc est à l'autre extrémité. Ok, je vois ce que c'est, j'ai l'habitude d'être ainsi désavantagé, c'est humain, mais j'envie de dire vive l'équitation dans le sport.*
 
Tant pis pour eux, cela n'aura pour seul effet que d'attiser ma motivation, va y avoir de l'hémoglobine sur la promenade. Pendant que la première vague démarre j'effectue un petit échauffement en reconnaissant le parcours càp avec Valentin, coéquipier d'MSA. J'ai mis le chrono en route histoire de voir les temps de la première vague. Je vois que Benoit Gaudin et Ducroz envoient du bois, le 500 m en 6'23, il ne va pas falloir s'endormir.
 
Bon, sur la càp visuellement ça allait vite. Et sur le papier aussi. 8' pour 2.5km pour un cadet, font chier. Mais je ne m'en laisse pas compter, les plus grandes victoires ne ce sont pas les plus faciles à acquérir.
 
Après le briefing et après avoir installés nos affaires dans le parc, nous nous mettons en place dans nos lignes respectives.
 
Un bref échauffement natatoire, Beuah ! J'avais oublié que c'était une piscine d'eau de mer. Mes collègues de lignes d'eau on vite compris que je devais partir devant, s'ils ne voulaient pas se faire monter dessus et chavirer à mon passage.
 
holy_shit.jpg
 
Poueeeeeeet !!!!
 
SWOUCHHHHH ! Je glisse dans l'eau, coulée toute en finesse qui tue, reprise de nage qui fait pleurer et c'est parti. Je ne cherche pas à partir très vite, et préfère mesurer l'intensité de mon effort pour la suite. Je fixe mon allure sur Valentin qui est meilleur nageur que moi, il est 2 lignes à ma droite, ou à ma gauche selon le sens dans lequel on va, et nous sommes tous les 2 devant, jusque là tout est donc normal. Je peux m'appliquer pour mes virages et mes coulées (parce que c'est ce que je préfère en natation, tout ce qui ce passe sous l'eau, comme un autiste). Aux 200m, Valentin à une longueur d'avance sur moi, j'ai décroché mes accolytes de ma ligne c'est donc ok, le reste ne sera que formalité. pis bon, en fait je m'endors un peu entre les 250 et 400m, je ne contrôle plus les écarts et pouf pouf, Val a pas mal accentué son avance et c'est Nico pouleau qui est dans la même ligne que lui qui est à maintenant ma hauteur. MOTHER FUCK !!! Je me reconditionne pour le dernier 100m.
 
Pif Pouf, j'arrive au mur, traction de gueudin pour sortir, "WHOUAAAAA, LE TAREEEEEE !!!" C'est ce qu'à dit le gars qui gérait ma ligne quand j'ai fait ma traction.
Je sors en même temps que Nico, (qui étant dans une meilleure ligne que la mienne arrive avant moi au parc, je dis ça, je dis rien...). arrive à mon emplacement, chausse mes A5 que j'étrenne pour la première fois en compète, BURN ASSHOLE ! la semelle de propreté se plie sous mes orteils ! Je retire mon pied, remets la semelle, remets mon pied
et rebelotte, BULLSHITTTTTTT ! Je recommence la manip mais remise en boule de la semelle. FUCKING SHOES DE MERDEEEEE ! Tant pis, je pars la semelle pliée sous mes orteils. Entre temps, je me suis fait déposer de toutes parts par certains qui n'ont aucun esprit sportif, alors qu'il évident que la compétition devrait être neutralisée à ce moment. Je pars donc au cul de Pierre Ouvry en 6 ème position.
 
Rapidement je mesure l'étendue des dégâts, j'ai bien perdu 10 à 15" dans ces manipulations, il va être difficile d'aller les récupérer. Pierre Ouvry, s'éloigne rapidement et si moi je reviens sur certains, c'est bien trop lentement pour espérer les déposer avant la ligne. Je m'applique néanmoins sur ma foulée, et me contente de finir en 4 ème position de ma vague à 8" de Nico. Déçu du déroulement de la manche, je suis à 30" du premier temps. Outch ! Voilà qui va me motiver pour la finale. Car si le vert est la couleur de l'espoir, le vert de ma trifonction sera celui du brisage de rein. Ce coup ci je serai tel Pierre Martinet... intraitable.
 
doing_it_wrong91.jpg
 
Un petit footing pour faire passer les toxines, une brève récup passive avec les filles et déjà on retourne dans le parc pour la finale qui se fera en poursuite avec le handicap concédé lors de la première manche et sans semelles dans mes chaussures. Je partirai donc en 6ème position à 30" de pierre Ouvry, premier et à 6" du 5ème Maxime Bonvallet.
 
Plusieurs tactiques peuvent être choisies, Ben Gaudin partant 2" derrière moi et étant meilleur nageur, je peux tenter le coup de le laisser me doubler pour m'abriter tranquillement, où alors je fais le forcing pour revenir sur Nico Pouleau et m'abriter également, où encore le "big slip staïle" qui veut qu'on double tout le monde.
 
Pour la finale le parcours natation a changé, avec un départ depuis le bord, puis une sortie de l'eau à l'opposée du bassin depuis une sorte de contre allée au bassin qui fait office de sas avec l'intérieur, le tout en changeant de ligne tous les 100m. (C'est pas clair mais on s'en fout).
 
Le start tarde à être donné, mais enfin P.Ouvry s'élance, puis c'est Valentin qui y va, etc. Nico Pouleau et M. Bonvallet plongent à l'eau et quelques secondes plus tard, c'est à moi... comme la mort aux trousses de lépreux...
 
120519_dieppe_441.jpg
 
Pas de temps à perdre, j'opère un Big Mother Fucking Start de sa mère, coulée de malade, reprise de nage d'enfer, je monte sur mes appuis, passe sur ma vague d'étrave, putain j'avais envie de pleurer tellement c'était beau. Aux 50m, je suis revenu dans les pieds de mes 2 prédecesseurs. La suite ne sera qu'une orgie de bordel sans nom avec des virages pourris se succédant les uns aux autres, car changeant de lignes tous les 100 m, on se monte les uns sur les autres, on se passe les uns sous les autres, ça ne ressemble à rien.      
 
A 100m de la sortie ça me saoûle un peu et arrive enfin à passer Pouleau. Dernière ligne droite, des bulles partout, un carrelage blanc, j'évite au tout dernier moment  le muret qui sépare le bassin de la "contre allée". Je sors de l'eau en 3ème position mais avec une meute à mes fesses. Cours les 50m jusqu'au parc, transition pas trop pourrie et sors 5 ème du parc.
Rapidement l'expérience fait la différence. En effet, sachant ce que c'est que la souffrance, je tente de gérer mon effort. Pas les jeunes. Donc ils me déboîtent tous. Les cons.
 
J'ai un peu le sourire en coin, ayant déjà une bonne idée de ce qui va se passer quand je vais les ramasser un par un sur le second tour. Déjà je double Pouleau qui m'avait passé. Gnark Gnark. Je remarque au demi tour que je ne remarque pas Valentin qui était parti devant en nata. Mais je remarque après mon demi tour qu'il y a Valentin derrière, je ne l'ai pourtant pas doubler. C'est sûrement ça le talent, mettre des gars derrière soi sans même à avoir à le faire soi même.
 
Bon, finalement c'est long quand même 2.5 km et puis ils ont pris une sacrée avance ces cons à bourrer comme des tocards au départ.
 
120519_dieppe_480.jpg
 
Merde c'est mort.
 
J'ai beau m'appliquer, pousser sur les appuis, il manque quelque chose (qui à dit "le talent" !), je reviens juste sur Côme Mercier à la fin, mais celui-ci me voit arriver et en remet un petit coup dans la dernière ligne droite.
 
Dans le cul Boubou. Je n'arriverais même pas à améliorer mon temps càp, malgré une certaine motivation, trop concentré sur la gestion de mon effort.  
 
9ème. Arfff, c'est la misère ces épreuves pour gamins, parce que finalement faut pas trop avoir de cerveau pour aller vite et à ce niveau j'ai l'impression que ça m'a porté préjudice.
 
Un bref footing de récup avec la cracotte pour préparer le lendemain viendra clôre la journée et déjà je me hâte de rentrer sur MSA pour récupérer et me mettre en condition pour Evreux.
 
Je serai appelé sur le podium pour ma troisième place sénior (et 9 ème au scratch, cette loose) mais les catégories d'âge ne m'intéressent pas, seule la victoire a de la valeur... (Ce qui fait que pour l'instant je ne suis pas bien riche). Putain, mon premier podium en individuel et je le rate ! RHAAAAAAAAA !!!!! TOCAAAAAAAARD !!!!!!
 
*Il est évidemment tout à fait possible que le hasard soit le seul responsable du fait que je parte avec un handicap (et non, je ne parle pas de ma tête quand je parle de handicap).
A+
Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 4 messages !
Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 23:46
- Publié dans : Prépa
 
         

 Ok les rigolos, maintenant on arrête de se caresser dans le sens du poil et on se sort les doigts, car oui, la tension monte... pour qui serai un peu stressé et peu sûr de son fait, ce qui n'est pas mon cas évidemment.

 

Après un bon petit cycle d'assimilation suite au stage et requelques jours bien pêchus, me voila face aux débuts des choses sérieuses avec les dernières mises en bouche avant Troyes qui vont s'opérer ce week end avec successivement, l'aquathlon de Dieppe le samedi et le CD d'Evreux le lendemain. De quoi ce découenner correctement le gros colon.

 

mai2012-015-copie-1.jpg 

Ce week end ce fera sous le signe de la Green Lantern... ou du concombre masqué, à voir.  

 

Fort de ma 4ème place à l'aquathlon par équipe du camping de Lagorce, je ne désespère pas de bien figurer pour ce qui sera demain, mon premier aquathlon officiel. Cela fait en effet X années que je voulais en courir un et cela fait autant d'années que je n'ai pas pu le faire, la faute au calendrier triathlétique Normand. Alors là je m'ai dis, "fais chier, vas y mon gaillard, tant pis si t'hypothèque la victoire à Evreux, faut se faire plaisir, vie ta BWOL jusqu'au bout !" Car oui, il faut se faire plaisir dans la vie, surtout quand on a connu quelques périodes de disette sportive comme moi. J'éprouve donc cette nécessité d'enfiler des dossards comme on enfile à l'anglaise, afin d'en profiter tant que c'est encore possible. Je serai donc à Dieppe demain pour me faire plaisir et me faire une bonne séance de rythme en étant bien relâché du testicule. c'est bien là l'essentiel.

 relache.jpg

 

 

 

Et Pif paf pouf, truc de dingo, dès le lendemain, je serai sur le pied de guerre pour me peler ce même testicule et tenter d'envoyer du gros du lour du velu, des trucs avec du poil sur les championnats CD de Normandie à Evreux. Bon ça c'est dans l'idée parce qu'il est fort probable qu'il pleuve durant la partie vélo ce qui, au regard de mon habileté sur le dit engin, et de ma confiance dans ma dite habileté (ne serait ce pas un cercle vicieux tout pourri ça ?) implique que je reste collé sur mes freins à défaut d'être collé au bitume.

 

capture_the_moment8-copie-1.jpg

 

 

Mais je donnerai comme à chaque fois le meilleur de moi même pour, si besoin est, aider la Green team dans sa conquête du titre de Championne de Normandie.

 

Voici donc les 2 belles séances de rythme qui m'attendent, à 2 semaines de Troyes, mon objectif de ce début de saison, ce qui me permettra je l'espère, de prendre mes repères spé et de me mettre une bonne charge de travail à travers les gencives en fin de cycle, ce qui peut être appréciable. 

 

Un week end bien chargé donc, où le vent de l'aventure et de la performance vont sans nul doute souffler sur mon étoile triathlétique.

 

Suite à ce week end, j'aurai donc 2 semaines pour m'en remettre afin de remettre le couvert à Troyes. Puis j'aurais à nouveau 2 semaines pour m'en remettre pour ensuite remettre une fessée à tout le monde au half du Mans où je pensais ne pas être inscrit et puis finalement si. c'est cool.  

 

A+ 

 

P.S : Big UP aux membres de la pasta parteam qui officient ce week end à Lanza, GO ON !!!

 

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 3 messages !
Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 11:47
- Publié dans : Prépa
 

C'est le coeur léger et les jambes un peu lourdes que je reviens d'Ardèche.  

 

Un départ à l'aube nous permet de voyager sans encombre (Y'aura bien un faisan ou deux à se mettre sur le capot, mais bon, les femmes au volant dès que ça peut se faire remarquer...). Première impression en arrivant, l'ardéchois est plutôt rétif. Il plante des pancartes partout pour dire "non" à peu près à tout (à tort ou à raison). Non au gaz de Schiste, non à une route, non au tourisme de masse, non à l'arrivée de la choucroute en Ardèche. Plutôt déconcertant.

Le feeling c'est de savoir s'adapter avant que la situation qui le nécessite ne se présente. C'est ainsi qu'arrivé à bon port, doutant de la météo, je fais la remarque à Mme Bouboute qu'il serait peut être de bon ton de tenter l'échange ultime entre notre mobil home initialement réservé et un de ces petits pavillons en dur avec le confort adéquat en cas de temps de merde. Vivre dans le quartier "Neuilly" et être avec les nantis du camping est tout de même plus appréciable que de partager la vie de la plèbe du camping.

 

J'ai eu le nez creux (j'ai des grosses narines qui ne sont pas toujours pleines), à peine la petite séance tranquillou de nata effectuée, le temps devenait plus qu'incertain et c'est une vraie tempête qui s'abattait sur le camping durant la nuit, laissant présager des conditions d'entraînement pour le moins Normandes. C'est en effet à ce moment qu'on c'est rendu compte de l'arnaque du nom du domaine de Chaussy. Domaine de Froissy ouai ! (Arnaud Copyright).

 

Jour 1 :

 

Alors à MSA Tri on est un peu à la pointe du training. On va au-delà du simple stage où on accumule des heures connement. Non à MSA Tri, c'est nata à 7h du matin. Vous allez me dire : "Ouai, c'est hard, mais d'autres l'on fait". Oui, mais attendez que je finisse ma phrase. C'est nata à 7h du matin dans de l'eau à 24°. Et alors là, tu peux pisser tant que tu veux, ça sert à que dalle, tu fais Compex avec tes fesses.

 avril2012-024.jpg

 

- 4200m en 1h25 bien rythmé. (En fait à 24°, t'as pas le choix de faire bien rythmé... même l'échauffement).

20' de douche chaude, petit dèj et montage sur le vélo où je fosserai compagnie au groupe pour rester au soleil.

- 55 km  en 2h10

Une sieste bien méritée et à 18h, séance càp sur notre piste parking pour de la VMA bien pêchue.

- 13 km en 1h.

 

Pour bien récupérer, des protéines, pas le choix, donc sur les bons conseils de Kéké, je me jette sur les Tuc Bacon.

 

Jour 2 :

 

Retour dans l'eau à 7h du mat. Hannnnn, même si elle est un peu meilleure (25°) ça se passe de commentaires sur la motivation, la force mentale, nécessaire pour ce type d'entraînement.

 

tumblr m079vvjSTz1r0nqgwo1 500

 

 

- 4200 m en 1h20

Je mets une plombe à me remettre de la séance et pars sur mon vélo en évitant les gros nuages noir et me laissant guider par le ciel bleu, je n'ai pas fait 800 bornes pour rouler sous la pluie ! Ah bein si finalement. Dernières 70 minutes en CLM sous le déluge pour rentrer le plus vite possible. 

- 78 km en 3h10

Le soir petite càp souple sur un parcours typé trail.

- 7 km en 40'

 

Jour 3 :

 

Reretour dans l'eau à 7h du mat. T'ain, heureusement que je suis pro et que c'est mon boulot de m'entraîner, parce que sinon je vous jure, faudrait être con pour faire ça pour que dalle. Séance évidemment taquet pour ne pas avoir froid Récup inter séries taquet pour ne pas avoir froid. 

- 4200 m en 1h20  

Derrière, séance vélo en côte avec du rythme histoire d'avoir un peu de préfatigue (au cas où) pour la séance à pied qui suit.

- 56 km en 2h15 

Séance à pied qui, se faisant sur un terrain très valloné, veut qu'on se démonte, en plus du cardio, les cuissoux qui nous portent. Au menu 12'-8'-4'-8'-12' r:1' J'ai essayé de bien me donner sur cette séance et je pense que j'ai réussi car j'ai reçu en conséquence.

-  15 km en 1h05.

 

Jour 4 :

 

Jour de récup. Alors là, je ne voulais pas faire comme l'an dernier où je m'étais finalement tapé 4h40 d'entraînement le dit jour. Bon je n'ai pas eu trop le choix, la cracotte nous sort ses plus beaux boutons de varicelle ce qui contrarie un peut les plans. Une brève et tranquille sortie vélo sera le seul entraînement du jour.

- 26 km en 1h05.

 

Jour 5 :

 

Il a fait beau la veille alors je me suis dit, "Tiens, ça à peut être fait chauffer un peu l'eau de la piscine ?"  Pour être sûr j'y suis allé... à 7h du mat. Effectivement elle était un peu meilleure (26°). Mais bon, taquet quand même, on sait jamais.

- 4200 m en 1h20.

Direct (ou presque) on the bike pour 4x10 km tempo sur la seule portion de route qui soit presque plate.

- 87km en 3h10

Le soir, la petite sortie à pied qui va bien avec du rythme pour placer sa foulée.

- 17.5 km  en 1h30

 

Jour 6 :

 

Pas de piscine ! 8-O J'étais tellement rincé que je n'ai pas mis de réveille et ai préféré laisser faire le sort. Je me suis donc réveillé trop tard pour la sortie avec les autres. J'ai donc accompagné Barbichette pour la sortie avec les jeunes à laquelle j'ai rajouté un peu de km.

- 73 km en 2h50  

Un peu de pas repos, puisque nous allons visiter avec la Boubouse family l'aven d'Orgnac. Séquence culture générale, car c'est aussi ça le Bouboublog, de la culture, du savoir, des connaissances et de l'intelligence à tirlarigolo  : On appelle une grotte une grotte quand on y rentre à l'horizontale, on appelle un aven un aven quand on y rentre à la verticale (Connaissance facile à placer quand on revient des toilettes "Et bien, j'ai fait une belle grotte !" "Ah non, c'est un Aven, c'était à la verticale." De rien).  

A peine rentré, je me prépare pour LE rendez vous compétitif de la semaine. L'aquathlon méga super sprint en relais. Je fais équipe avec Eglantine. 200m/1000m en relais à faire 2 fois chacun.

Au terme d'un combat acharné, nous finissons chocolat à la 4ème place. Bon avec le recul, c'est un peu la loose. Ce dire que même sur un aquathlon de camping je ne fais pas podium, ça ne laisse pas présager de grandes choses pour la suite. Même si à ma décharge, je trouve qu'il y avait un sacré niveau sur cet aquathlon de camping.   

  04052012--10-.JPG

 

Le soir, repas de groupe avec toute la troupe.

 

Jour 7 :

 

Jour du départ, je me fends néanmoins d'un petit footing à jeun à 8h du matin avec quelques membre de la Green team. Pour le coup, je pense que j'aurais préferé aller nager pour bien finir le stage et profiter de la piscine.

- 11km en 1h

Derrière, sortie vélo pour un petit "au revoir " aux Gorges. Un petit coup de taquet pour se finir à essayer de tenir les Nick, Jerem ou Tom dans l'ascension, dommage, je pète à quelques dizaines de mètres du sommet. C'est assez bizarre parce que pourtant j'ai un assez bon coup de pédale, surtout en montagne. En fait on est que 3 au monde à  l'avoir ce coup de pédale. Y'a moi, Contador et un autre gars qui est States.  

- 60 km en 2h15.

 

Le retour se fera sans encombres, dommage car j'espèrais me faire une petite séance de fractionné sur la bande d'arrêt d'urgence pendant les embouteillages mais il n'y en a pas eu. Tant pis.

 

Merci à tous les membres de la Green team pour l'ambiance et plus encore à Guigui pour l'orga. L'Ardèche est un coin superbe pour l'entraînement, s'eut été dommage de rater tous les charmes que la Nature du coin a à nous offrir, elle nous pénètre et nous submerge de toute sa beauté.

 

bon-gout.jpg

 

A+   

Wesh gros, vas-y lâche un com ! - Vas-y, c'est chanmé les 0 messages !

L'auteur.

Né à l'âge de 2 ans en 1912. Boubou eu 5 ans en 1937, et très vite il comprit que sa destinée était de dominer le monde et de manger des Tuc. Dès lors, avec force et abnégation il s'astreignit à un travail de tous les jours afin de mettre en place son vil et sournois stratagème. Hélas, il mourra avant que la mission de sa vie ne s'accomplisse, puisque c'est dans un incendie en sauvant 7 personnes d'un immeuble en flamme qu'il rendra l'âme. C'est con.

 

Présentation du receuil de textes

 

"Le triathlon est un sport où à la fin il arrive toujours un truc à Boubou". C'est ainsi que fut défini le triathlon par les infirmières de la clinique du Cèdre. En effet, fort d'une physiologie, d'une génétique et d'une volonté hors du commun, Boubou à cette particularité de ne jamais pouvoir donner la pleine mesure de son talent.

Pour autant, d'inénarrables aventures vous attendent, de la violence, du sexe, du sang, de la gloire, de l'érotisme, de l'humour, du suspens, du stupre, des cours de médecine et bien sûr des performances fantasmagoriques (ainsi que des fautes d'orthographes).

 

Alors évidemment, il ne s'agira pas non plus de vous écraser en vous racontant ma destinée, le contraste avec vos mornes vies vous ferait paraître bien miséreux, non, son but est juste de vous en donner un petit aperçu qui soit suffisament parlant pour que vous puissiez à la fois vivre ma vie par procuration et que vous vous rendiez également compte que le gars qui est derrière ce blog n'est pas le premier venu... mais plutôt le premier arrivé.

Partenaires 2012 :

Eprex, mon partenaire sanguin : 

 eprex

 

 

 

 

 

 

 

Pour une deuxième vie après votre course : 

 

 logo-FDR

 

Pour un saison tranquille :

 

 logo

 

Cpam, notre meilleur investissement, c'est Boubou :

 

 cpam

Le spécialiste du sanibroyeur pour avant et après la course :

 

sanibroyeur

 

Registre des catégories

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés